Efficacité et confort de travail priment

Sur l’EARL Dersoir à La Selle-Craonnaise (53), la bonne efficacité de la main-d'œuvre s’est construite via la mécanisation et la rationalisation des tâches.

stabulation avec des vaches qui mangent au cornadis - Illustration Efficacité et confort de travail priment
La stabulation a été allongée, un plafond suspendu protège la zone des robots. | © Paysan Breton

Aujourd’hui, l’élevage Dersoir produit 820 000 L de lait avec 85 vaches laitières Prim’Holstein sur 90 ha de SAU. La moyenne d’étable atteint 9 250 L. « Je ne pousse pas mes vaches au maximum en production, je regarde plutôt les résultats finaux. Ma priorité est de leur donner les meilleures conditions pour qu’elles produisent en bonne santé », a souligné Olivier Dersoir lors d’une porte ouverte organisée par la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Il travaille avec sa femme Lucie et un salarié, qui sont à temps partiel, plus un apprenti.

Une nurserie neuve

Construite en 2012, la stabulation des vaches laitières a été rallongée d’une travée en 2020 puis de 2 travées en 2025. La surface est aujourd’hui de 1 100 m². Le confort et la simplification du travail sont des priorités des éleveurs qui ont robotisé la traite et ont mis en place des racleurs et un espace de contention avec cage. Ils ont créé une nurserie de 40 places collectives et 10 places individuelles, pour les jeunes animaux, de la naissance à 1 an.

Robots, racleur, bâtiments aménagés…

Récemment, les éleveurs ont aussi réaménagé les accès à l’exploitation, en détruisant certains bâtiments anciens pour que le collecteur de lait puisse éviter de passer devant la maison d’habitation.

Sécuriser les stocks fourragers

L’exploitation bénéficie de bons rendements en maïs (16 t MS/ha), utilisant des variétés moins précoces qui expriment leur potentiel avec une récolte plus tardive. Par ailleurs, des surfaces sont accessibles pour le pâturage autour des bâtiments. Après une année sèche il y a 3 ans qui a amené l’éleveur à acheter du fourrage, la sécurisation des stocks est aujourd’hui une priorité, « quitte à produire moins de céréales ». « Nous ne sommes plus autosuffisants en paille depuis 2024. » Pour optimiser les robots, les éleveurs souhaiteraient augmenter la taille du troupeau, « mais la SFP est aujourd’hui limitante… ». Parmi les projets à venir, l’installation de panneaux photovoltaïques est envisagée comme complément de retraite.

Agnès Cussonneau

Mise en place d’une parcelle « climatisée »

L’élevage participe au plan « Fermes bas carbone » et s’est engagé dans une démarche de réduction de son empreinte. « Le même niveau de pâturage a été maintenu après l’installation des deux robots en 2020 », précise l’éleveur. « Les vaches laitières sortent d’avril à octobre. La ration comporte alors 50 % d’ensilage de maïs et 50 % d’herbe (pâturage ou ensilage) + 8 kg de tourteaux et des compléments. » Pour le confort des animaux en été, les éleveurs vont mettre en place une parcelle « climatisée » de 2-3 ha avec la plantation d’arbres (ils permettent d’atténuer de 3 à 5°C la température de l’air). Ce paddock « sera toujours accessible depuis les parcelles de pâturage, pour apporter ombre et fraîcheur selon les besoins. » 164 arbres vont être plantés en alignements, espacés de 10 m les uns des autres : des hauts-jets avec des essences diversifiées (chêne chevelu, noyer, cormier, merisier, châtaignier…).


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