Dossier technique

Semis de précision : le maïs n’y coupe pas

Cuma de Maroué (22) - Julien Robert utilise depuis 2017 le semoir de la Cuma de Maroué (22) pour ses semis de maïs. Équipé d’une coupure de tronçons, cet outil améliore le confort de travail et permet d’économiser la semence dans les fourrières.

vue drone d'un tracteur en train de semer du maïs - Illustration Semis de précision : le maïs n’y coupe pas
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Lorsqu’il entame son demi-tour en bout de parcelle, Julien Robert ne s’inquiète pas de gaspiller ses doses de maïs. Grâce à la coupure automatique de tronçons, le semoir 6 rangs Kverneland Optima de la Cuma du Ruisseau, à Maroué (22), désactive les éléments semeurs afin d’éviter les recouvrements. « La Cuma est équipée de semoirs monograines avec coupure de tronçons depuis 2017 », explique l’agriculteur, installé avec son épouse Nikita à Lamballe, à la tête d’une exploitation laitière. « La conduite est plus agréable, les manœuvres sont facilitées et on ne fait pas de doublons. »

Le semoir s’adapte

Auparavant, l’éleveur utilisait son propre matériel : « Un vieux Monosem de 3 mètres en combiné, avec lequel il fallait toujours prévoir un peu de rab de semence. » Désormais, tout comme les éléments semeurs, les microgranulateurs sont entraînés électriquement, garantissant une gestion rang par rang de la coupure. Cette fonctionnalité se révèle très utile lorsque le chantier ne se termine pas exactement à la largeur prévue. « Le semoir s’adapte et peut, par exemple, ne semer qu’un ou deux rangs », précise Julien Robert.

Attention au décalage

Le semoir est équipé d’une antenne offrant une précision Egnos (20 à 30 cm) qui permet de déterminer la position de l’outil dans la parcelle. « Il faut être vigilant, car le signal se décale dans le temps », souligne l’agriculteur. « Il n’est pas recommandé d’arrêter un chantier en plein milieu pour y revenir plus tard. »

Le tracteur, quant à lui, est doté d’un guidage RTK avec volant électrique de la marque FJ Dynamics.

Semis après dérobée

Chaque année, Julien Robert sème une cinquantaine d’hectares de maïs ensilage. « Il y a toujours une dérobée avant, que je détruis avec un passage de déchaumeur », détaille-t-il. « Avant de semer, je laboure puis je passe la herse rotative. » Le maïs est implanté à 100 000 grains/ha. Selon l’année, le désherbage est chimique ou alterné. « Sur les trois derniers années, le rendement moyen est d’environ 16 t MS/ha », évalue l’agriculteur.

Depuis quatre ans, il utilise aussi un microgranulé au moment du semis pour son effet starter et anti-taupins.

Une option indispensable

Le Costarmoricain est convaincu par la coupure de tronçons. En plus du semoir à maïs, l’épandeur à engrais et le pulvérisateur sont également équipés de cette technologie. « J’applique mes phytos toujours de nuit », indique-t-il. « Cette option est donc indispensable. Elle permet aussi de faire des économies de produits dans les petites parcelles. »

Alexis Jamet

Une petite Cuma bien équipée

La Cuma du Ruisseau compte une trentaine d’adhérents, avec un noyau fort de huit agriculteurs. Côté matériel, elle dispose de deux tracteurs, d’une ensileuse, d’un groupe de fauche, d’un canadien, d’un groupe de fauche, de deux charrues, d’un épandeur à engrais, d’un semoir à céréales et de deux semoirs à maïs. « Nous sommes cinq à utiliser ces semoirs avec la coupure de tronçons », précise Julien Robert. « Tout le monde en est satisfait. »


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