Edito

Végan – Acte 3

Les végans ont le droit de vivre comme ils l’entendent. Pas de viande, pas de lait, pas de miel, pas d’animal asservi à la domestication, etc. Si tel est leur choix, leur liberté individuelle doit être respectée. Mais ils ne sauraient imposer leur modèle au reste de la société. Le respect de la liberté individuelle est une mécanique à flux réciproque.

D’autant qu’il apparaît difficile de faire respecter aux autres ce que l’on ne respecte pas toujours soi-même. Ainsi, lors du rassemblement du 24 septembre dernier à Châteaulin, des manifestants antispécistes se sont sentis obligés d’utiliser leurs écriteaux qu’ils étaient censés brandir, pour masquer leurs chaussures de cuir désignées du doigt par un agriculteur. Chacun a le droit à ses contradictions…

Pour autant, la campagne conduite depuis plusieurs mois par les associations pour le bien-être animal a le mérite d’avoir dénoncé certaines conditions d’abattage inacceptables. Puisse-t-elle contribuer à bannir toutes les pratiques d’un autre âge. Les éleveurs, qui ont mis toute leur passion à élever et à côtoyer leurs animaux pendant des mois voire des années, en sont les premiers demandeurs. Ils souhaitent unanimement que leurs animaux soient bien traités jusqu’au coup fatal.

La consommation de viande et de produits animaux, si utile à la bonne santé des humains, comme le confirment de nombreux médecins nutritionnistes, ne pourra être pérenne qu’au prix d’une transparence. « L’acceptabilité sociétale de nos pratiques est primordiale », écrivait la semaine dernière dans une lettre ouverte Guillaume Roué, président d’Inaporc. Encore faut-il que les deux parties mettent la même chose sous l’expression « acceptabilité sociétale ». Les pays d’Europe du Nord souvent en avance sur les questions de bien-être animal ont bien compris l’enjeu.

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