Edito

Vegan – Acte 1

Rarement une communication n’aura été si bien menée. Et à si peu cher. Quand les grandes marques doivent aligner des millions dans la publicité pour se faire un nom, le mouvement végan s’est offert une campagne de communication gratuite. N’importe quelle entreprise en rêverait !

Sur le fond, cette mouvance utilise le même canal de communication que l’industrie du luxe pour séduire le consommateur : l’émotion. Mais alors que les parfums s’appuient sur l’amour et la beauté pour se faire un nom, les anti-viande utilisent la mort et la violence pour infiltrer les esprits. En utilisant des moyens aux antipodes, les deux entités parviennent aux mêmes fins : imposer leur produit d’une part, imposer leurs idées d’autre part.
Les associations véganistes – ou leurs conseillers – maîtrisent tellement bien l’art de la communication – ou l’art de la manipulation des esprits – qu’elles sont à présent passées à la deuxième phase de l’opération. Comme dans une intervention militaire, il faut, après les bombardements, faire preuve de bienveillance auprès de la population pour faire accepter sa cause.

C’est ainsi qu’une frange de militants, sans doute pas toujours à l’aise avec les pratiques brutales de leurs pairs, privilégie les méthodes douces. Par exemple, en approchant les restaurateurs ou les associations de parents d’élèves. Et cela fonctionne si l’on en croit les cartes des restaurants et d’écoles de plus en plus nombreuses à proposer des menus végétariens ou végétaliens. L’objectif des végans étant à présent de diffuser durablement le sans-viande dans les assiettes au-delà du cercle des militants. Aidés en cela par la distribution qui, sans prosélytisme, y voit sans aucun doute une aubaine commerciale.

À suivre : Végan – Acte 2

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