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L’ensileuse broie la paille avant pressage en big

Débit de chantier, paille hachée et non défibrée avec un meilleur pouvoir absorbant, gain en stockage, la récolte de la paille par ensileuse et big baller semble vouée à se développer.

Non, vous ne rêvez pas c’est bien une ensileuse dans un champ de blé récolté depuis deux ou trois jours. Et à côté ? Ce n’est pas une remorque, mais un big baller. L’entreprise de travaux agricoles Richou, basée à Plouyé (29), a investi cette année dans un big Claas 3300 RC Quadrant. « Notre concessionnaire l’a équipé d’une trémie située au-dessus du pick-up », lance Cyrille Richou un des trois gérants de l’ETA Richou, Le but est que le big puisse recevoir facilement la paille récoltée et hachée par l’ensileuse.

L’ensileuse hache la paille

« Depuis quelques années certains de nos clients veulent que l’on passe la paille dans l’ensileuse pour qu’elle soit bien hachée. La récolte se faisait alors avec l’ensileuse et une remorque », explique l’entrepreneur. Le gros point négatif est le besoin en surface de stockage car la paille reste en vrac. C’est aussi contraignant au moment de ramasser la paille dans une remorque, cela fait beaucoup de volume pour peu de poids. « Dans une remorque moyenne on met l’équivalent de deux big ballers », estime Cyrille Richou. Les clients, satisfaits de la paille ainsi hachée, étaient donc demandeurs d’une nouvelle solution.

L’entrepreneur cherche donc une solution sur internet, il trouve une vidéo de cette technique tournée à l’étranger. En discutant avec des collègues, il a l’information qu’une ETA du Morbihan pratique cette méthode depuis deux saisons. « Après avoir échangé avec mon confrère, nous décidons d’investir dans ce big légère-
ment modifié. De son côté, l’ensileuse est équipée en herbe avec le convoyeur pour le maïs. »

Hervé Le Coent, aviculteur à Landeleau ; Cyrille Richou, entrepreneur à Plouyé et Steven Baron, chauffeur de l’ETA.
Hervé Le Coent, aviculteur à Landeleau ; Cyrille Richou, entrepreneur à Plouyé et Steven Baron, chauffeur de l’ETA.

La paille pressée à 12 km/h

Pour l’entrepreneur, le débit de chantier est un gros avantage. Lorsque le big presse la paille avec le rotocut il avance à une moyenne de 6 km/h. Sur une même parcelle, avec l’ensileuse qui pulse la paille dans la presse, la vitesse est de 12 km/h. Mais pour un même chantier il faut deux engins et deux chauffeurs.

Idéal pour pailler poulaillers et logettes

«  Les clients sont contents de la qualité. Le rotocut a tendance à défibrer la paille alors que l’ensileuse la hache et réalise des brins d’environ 2 cm. » Le pouvoir asséchant de la paille hachée est bien supérieur à celui de celle défibrée. C’est donc l’idéal pour pailler des poulaillers ou des logettes voire être mis comme fibre dans la ration des laitières. « Avant j’utilisais de la paille broyée soit en round passée au bol ou broyée avec un big broyeur. Mais il n’y a pas photo avec le résultat obtenu à l’ensileuse. J’espère améliorer mon taux de pododermatites et faciliter le repaillage en cours de lot », déclare Hervé Le Coent, aviculteur en poulet lourd, à Landeleau (29).

La paille ainsi récoltée lui coûte moitié moins cher que du copeau. « Je facture 9 € du mètre linéaire de big pressé. Pour une botte de 2,30 m de long sur 1,20 m de large et 0,90 de hauteur et un poids autour de 450 kg cela fait environ 20 € de prestation de pressage », conclut Cyrille Richou.

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