Productions Agricoles

CRP : la compétitivité, enjeu majeur pour la filière

Pour un regain de compétitivité, le CRP mise sur l’engagement et l’action collective à l’échelle du bassin de production.  

À l’occasion de leur conférence de presse annuelle, les éleveurs de porc bretons ont placé la compétitivité au cœur de leurs orientations, « grignotée depuis quelques années » dans un environnement européen très concurrentiel.

Penser à l’avenir positivement

La modernisation est pour le Comité régional porcin (CRP), une priorité absolue à la compétitivité. « Le plan bâtiment régional, en discussion avec l’État et le Conseil régional, doit être ouvert à tous les producteurs, en cohérence avec la réalité du terrain, et accessible avec un dispositif simple », souhaitent les membres du CRP. Car comme ils le déplorent, la volonté de simplification « semble détricotée par l’action des fonctionnaires et une administration régionale pointilleuse. »

Une action collective de filière

« 2014 était la bonne année que nous attentions pour se projeter dans l’avenir, investir et reconstituer les trésoreries », rappelle Philippe Bizien, président du CRP. Mais c’était sans compter sur l’embargo sanitaire russe décrété fin janvier devenu depuis embargo politique, entraînant une baisse des prix sur le marché intérieur avec l’arrivée d’exportateurs compétitifs. « La perte est estimée à 70 000 € par exploitation bretonne », si le conflit dure jusqu’à la fin de l’année. « Un vrai programme de reconquête des marchés doit être mené », insiste le président. Face à cet événement politique exceptionnel, il appelle aussi les fournisseurs d’aliments à prendre des mesures de soutien à l’égard de leurs clients. Les espoirs reposent aussi sur l’évolution de la grille de paiement, en discussion depuis un an, pour répondre aux attentes du marché en matière d’alourdissement des poids de carcasse. Et dans ce contexte sanitaire international « chargé », le CRP Bretagne souhaite toujours bâtir un Organisme à vocation sanitaire (OVS) basé sur une fédération des organismes sanitaires des filières animales qui serait le seul interlocuteur avec l’État. Carole David

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