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Agri Deiz : la famille Prigent concourt depuis 3 générations

La présentation d’animaux aux concours est bien souvent une histoire de famille. Rencontre avec Pascal Prigent, président d’Agri Deiz, qui a toujours baigné dans ce milieu.

Un élevage avec des animaux à haute valeur génétique ne se construit pas en un jour. Initié par son père Michel dans les années 70, Pascal Prigent, installé en Gaec à Plougonven, a repris le flambeau pour continuer à améliorer les performances laitières du cheptel. « Mon père a démarré avec seulement 2 vaches, et éprouvait alors des difficultés pour être collecté », se souvient le producteur.

Par des achats extérieurs, avec notamment de la Pie Rouge des Plaines en provenance des Pays-Bas et des Prim’Holstein venant d’Angleterre, le troupeau s’est agrandi. « Le choix s’est porté à l’époque sur la Pie Rouge pour son caractère mixte, sa rusticité. Puis la ferme s’est spécialisée dans la production laitière, les croisements entre les 2 races a alors démarré ». Président du comice cantonal local, le père de Pascal Prigent trace la voie des concours pour l’exploitation familiale, et ce dernier s’installe en 1987.

« On comptait le nombre de dents »

Il est révolu le temps où, pour connaître l’âge d’un animal présenté lors d’un concours, « on ouvrait la gueule pour compter le nombre de dents, pour savoir si l’éleveur ne mentait pas sur la date de naissance de la bête ! ». Depuis, l’élevage s’est modernisé, avec une traite robotisée notamment. « Notre mission est de produire du lait. La présentation d’un animal au concours est une façon de se comparer aux autres éleveurs, de savoir si nous sommes toujours dans la course ».

Avec une volonté d’être autonome dans le pilotage du troupeau, les inséminations sont réalisées par Fabien, fils de Pascal qui l’a rejoint en 2011. « J’aime les taureaux canadiens et américains. Les critères importants sont les pattes, le pis, les cellules, le lait ». Si le taureau Mogul a particulièrement plu aux éleveurs, ils n’hésitent pas à introduire des robes rouges dans le troupeau. «  L’objectif est d’arriver à 25 % de rouge. Les vaches se stimulent entre elles, se couchent en même temps. Il faut toutefois rester vigilant quant à la consanguinité », confie Fabien. Cette année, Lucky, jeune génisse et Jelinka, femelle en 1re lactation, représenteront le Gaec des Lauriers lors du festival Agri Deiz, samedi prochain.

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