Casser les préjugés pour favoriser l’installation en bovins lait

8977.hr - Illustration Casser les préjugés pour favoriser l’installation en bovins lait
Les Civam d’Ille-et-Vilaine ont restitué les enseignements tirés de trois ans de projet pour favoriser l’installation laitière en agriculture durable.

L’installation sur une ferme laitière est plus délicate qu’il n’y paraît. En effet, même si ces exploitations sont majoritaires sur le territoire, elles restent peu attirantes pour les repreneurs, encore plus quand ces derniers n’ont aucune racine agricole. En Bretagne, les fermes laitières représentent environ 40 % des exploitations. L’Ille-et-Vilaine est d’ailleurs le premier département laitier de la région. Aujourd’hui, cependant, 50 % des agriculteurs ont plus de 50 ans et 60 % d’entre eux n’ont pas de repreneurs. C’est sur cette problématique qu’ont travaillé pendant 3 ans le Civam 35 Installation Transmission (Civam IT), le Civam Adage et Agrobio 35. Une faible attirance pour les élevages laitiers Le projet, intitulé « Encourager l’installation et la transmission en production laitière en agriculture durable », était décliné en trois axes de travail principaux. L’un d’entre eux avait pour sujet l’installation des personnes non issues du milieu agricole (Nima) en production laitière. Dans le contexte actuel, le désintérêt des porteurs de projets Nima pour les élevages laitiers est palpable. En effet, d’après le Civam IT, les personnes souhaitant se reconvertir se dirigent plutôt vers les productions végétales. En 2017, seulement 8 % des porteurs de projet étaient attirés par les bovins lait, contre 40 % en maraîchage et plantes aromatiques et médicinales. Ce clivage s’explique notamment par des préjugés et des idées reçues de la part des Nima. Afin de les déconstruire, les animateurs des Civam et d’Agrobio 35 travaillent avec les futurs installés pour faire évoluer leur perception sur l’élevage bovin laitier, pour rendre plus accessible la découverte du métier et également pour transformer l’image médiatique des éleveurs. « Pour mener à bien un troupeau, je pensais qu’il fallait être né dans la ferme car les compétences requises sont énormes », témoigne Leyla Oucherfi, actuellement en reconversion professionnelle et accompagnée par les Civam…

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