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Maïs en stress hydrique : Quand faut-il ensiler ?

Le déficit de pluie et les températures excédentaires du mois de juillet ont accentué le stress hydrique des maïs, dans la phase sensible autour de la floraison. Dans les situations les plus critiques, les feuilles se dessèchent alors que le stade du grain est encore peu avancé. Il convient de visiter toutes les parcelles de l’exploitation pour prendre les bonnes décisions. Il y a souvent une forte hétérogénéité d’aspect et de stade entre parcelles. Ces variations traduisent des différences de pluviométrie locale (orages), mais sont également le reflet de pratiques culturales : précédent, date de semis, qualité d’implantation…

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Les maïs implantés en bonnes conditions, avec un enracinement correct résistent mieux en conditions difficiles. Les hétérogénéités au sein d’une parcelle traduisent les différences de profondeur de sol et de réserve utile.
• Entrez dans les parcelles : Il ne faut pas s’en tenir à l’observation des plantes en bordures. Leur gabarit et leur état ne reflètent pas forcément le reste de la parcelle.
• Observez les plantes, du plus général au plus précis : Hauteur moyenne et hétérogénéité ; État des feuilles : vertes, jaunes, desséchées ; au-dessus, au niveau et au-dessous de l’épi, évolution récente de leur état

Estimer le pourcentage de plantes ayant un épi, estimer le nombre de grains par épi, estimer le nombre de grains par m² ; Apprécier l’état d’avancement du grain : amidon laiteux, pâteux, présence de la lentille vitreuse à l’extrémité du grain… Sur des maïs desséchés suite au déficit hydrique, il est toujours délicat de prendre la décision d’ensiler.

Dans tous les cas, la décision doit être prise en fonction du grain (nombre de grains par m² et stade de maturité) pondéré par l’état de l’appareil végétatif. Si la part des surfaces de maïs stressées est significative sur l’exploitation : plutôt que de trouver un mauvais compromis pour la date de récolte, il peut être judicieux d’envisager 2 chantiers d’ensilage. En récoltant d’abord les parcelles, ou les parties de parcelles, les plus avancées.

Michel Moquet, Arvalis-Institut du végétal

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