Un hachage à adapter selon la distribution

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La longueur de coupe va impacter la conservation, l’ingestion, la mastication et la valorisation du maïs ensilage.

Pour optimiser la qualité de l’ensilage de maïs, la longueur de coupe est un des paramètres à mesurer dans la parcelle. C’est un compromis à rechercher entre le stade de récolte, le débit de chantier, l’utilisation et le mode de distribution de ce fourrage ainsi que le tassage. Car les exigences sont nombreuses : il faut que l’ensilage se conserve, que la digestibilité de l’ensemble de la ration soit adaptée pour que la vache rumine ce fourrage et produise un lait en quantité et qualité suffisantes, à des coûts d’alimentation et sanitaire minimum.

À moduler en fonction du taux de matière sèche

Côté nutrition, si la clé d’entrée est le taux de matière sèche – avec un objectif à 31 – 35 % MS pour un ensilage de qualité –, il est recommandé de partir d’une longueur repère (hachage base) à laquelle on affecte deux coefficients (Cf. tableau 1).  Le premier correctif retraduit en quelque sorte le risque « acidose » en aval de l’ensilage. De 0 à + 4 mm, les facteurs à prendre en compte concernent le dessilage, le mode de distribution et le rationnement…

Un deuxième coefficient, de -2 à + 2 mm, peut être appliqué selon la période d’utilisation du silo. « Le maïs évolue au fil du temps. Un ensilage haché long peut être intéressant pour un silo ouvert au printemps-été de l’année qui suit la récolte. Mais si le silo est ouvert dès l’automne ou l’hiver, il n’est pas nécessaire de rajouter de longueur de coupe, au risque de diminuer la digestibilité du fourrage », précise Ronan Le Gall, intervenant lors de journées OptiMaize organisées par Krone en septembre à Loudéac (22). « Un fourrage trop court peut être corrigé par un apport de fourrage sec. Par contre haché trop long, un ensilage utilisé rapidement après la récolte pose des problèmes plus complexes à résoudre… », alerte l’expert en nutrition.

Une amplitude de 4 à 24 mm en un tour de vis

À l’aide d’une poulie de rotor à deux vitesses, les ensileuses Krone peuvent changer de régime de rotation de 1 205 à 800 tours/minute avec une clé à œil standard, augmentant ainsi la plage de longueur de coupe de 5 mm, utilisable en biogaz, à 20-30 mm, selon le nombre de couteaux sur le rotor, pour des rations à plus de 80 % de maïs.

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Des particules de différentes tailles

Les ruminants ont besoin de granulométrie dans leur régime. Pour vérifier cette taille des particules et leur répartition, on peut avoir recours à l’utilisation de tamis. La vache laitière a besoin de 45 à 65 % de fibres de 8 à 19 mm dans sa ration (Cf. tableau 2). Si les fibres au-delà de 19 mm (5 à 10 %) participent à la sécurité digestive, les particules fines ont pour objectif de faire fonctionner les micro-organismes du rumen. En trop grande quantité, la prise alimentaire peut augmenter avec une moindre efficacité alimentaire, les nutriments se retrouvant alors dans les bouses. « Attention, met en garde le spécialiste. C’est le respect de la répartition de la taille des particules de la ration à l’auge qui compte plus que celle de l’ensilage à lui seul. » 


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