Breton, langue vivante

Tous les deux ans, la Redadeg chemine à travers la Bretagne pour collecter des fonds au profit du breton. Durant une semaine, jour et nuit, petits et grands se relaient en courant pour se passer un bâton témoin. Comme le symbole d’une langue vivante et créative qui se transmet entre générations.

Une fillette devant une banderolle lors du départ d'une course de relais à pieds avec le bâton témoin à la main - Illustration Breton, langue vivante
Le départ de la dixième édition de la Redadeg 
sera donné le 8 mai prochain à Lannion.

« Brezhoneg ha plijadur ! » Du breton et du plaisir, tel est le mot d’ordre de la Redadeg. Cette course-relais est une déclinaison de la Korrika, véritable institution au Pays basque, qui fédère à chaque édition des centaines de milliers de personnes en faveur de l’Euskara, l’une des plus vieilles langues du monde. « Nous nous sommes inspirés de leur exemple, se remémore Fulup Kere, directeur de la Redadeg. Et c’est ainsi qu’en 2008, pour fêter les 30 ans de Diwan (réseau d’écoles enseignant le breton par immersion), nous avons lancé la première édition de la Redadeg ». Avec un succès qui ne s’est jamais démenti depuis.

L’évènement mobilise quelque 15 000 personnes et génère un enthousiasme communicatif.

Le principe de cette course de relais solidaire, festive et populaire, organisée tous les deux ans, est des plus simples. Ouverte à tous, la Redadeg réunit des enfants, des adultes, des grands-parents, sans esprit de compétition. L’enjeu est de transporter, sans s’arrêter, un message en breton, à travers les cinq départements de la Bretagne historique. L’évènement mobilise quelque 15 000 personnes et génère un enthousiasme communicatif. Il permet dans le même temps de lever des fonds grâce à la vente des kilomètres qui sont commercialisés auprès des particuliers, des entreprises, des associations, des collectivités souhaitant contribuer à l’événement et apporter leur soutien à la langue bretonne.

Les participants d'une course à pieds avec des drapeaux bretons
Depuis son lancement, la Redadeg a déjà permis de redistribuer 
au total plus d’un million d’euros ! 

Plus d’un million d’euros redistribués

Les bénéfices de chaque Redadeg sont ensuite affectés pour moitié au réseau d’écoles Diwan et pour moitié à des projets contribuant au développement de la langue bretonne. « Un conseil des sages composé de neuf personnes représentant la diversité des bretonnants étudie et sélectionne les projets lauréats. Les soutiens attribués vont de 2 000 euros à 25 000 euros. Ces dernières éditions, précise Fulup Kere, le montant global attribué entre Diwan et les projets s’élève à 150 000 euros. Depuis son lancement, la Redadeg a déjà permis de redistribuer au total plus d’un million d’euros ! »

Le départ de sa dixième édition sera donné le 8 mai prochain à Lannion, tandis que l’arrivée sera fêtée à Nantes le 16 mai. Entre la capitale du Trégor et la Cité des Ducs serpente un parcours long de 2 226 kilomètres. « Aujourd’hui, il reste encore environ 600 kilomètres à commercialiser ». Et autant de chances d’apporter son soutien à l’une des langues qui font la richesse de la Bretagne. En faisant rimer gwenneg (sous) et redadeg (course) !

Jean-Yves Nicolas

Pour découvrir le parcours et acheter des kilomètres en ligne, une seule adresse : www.ar-redadeg.bzh

Ancrage territorial

En France, le Crédit Mutuel de Bretagne est la seule fédération à avoir accolé le nom de sa région à celui du Crédit Mutuel pour en faire sa dénomination commerciale. Une exception qui souligne l’ancrage territorial cultivé par l’établissement coopératif et mutualiste. Avec raison. Ici, un Breton sur deux est client du Crédit Mutuel de Bretagne. Ou, plutôt du CMB, acronyme plébiscité où chaque lettre à toute son importance. La banque dont le siège est implanté au Relecq-Kerhuon, à la pointe Finistère, propose depuis1982 des chéquiers en breton. Depuis 1991, ses clients ont également la possibilité de choisir cette langue pour effectuer leurs opérations sur les distributeurs automatiques « maison ». Enfin, depuis 2024, les « traditionnels » calendriers offerts en début d’année existent aussi en version bretonne, mar plij !« Le Crédit Mutuel de Bretagne, depuis plusieurs années, soutient une communication en langue bretonne, soulignant et reconnaissant ainsi la spécificité de nos sociétaires, particuliers, professionnelset associatifs de notre territoire, se félicite Yann Uguen, membre du conseil d’administration du CMB, en charge du breton. Et ces actions s’inscrivent pleinement dans les ambitions de société à mission portées par le groupe Arkéa ».Dans le même esprit, le Crédit Mutuel de Bretagne a renouvelé, la semaine passée, son partenariat avec la Redadeg. Outre la mise à disposition de plusieurs véhicules publicitaires durant la manifestation, l’association va bénéficier d’un soutien de 5 000 euros.


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