Dossier technique

Tout le monde doit évoluer vers un parage régulier en petits lots

Le vétérinaire Pieter Geboers, membre de l’équipe de formation des pédicures bovins au CFPPA du Rheu, invite les éleveurs à s’engager davantage sur la santé du pied.

18789.hr - Illustration Tout le monde doit évoluer vers un parage régulier en petits lots
Pieter Geboers, vétérinaire formateur au CFPPA du Rheu.

Prenant la suite du charismatique Marc Delacroix après un tuilage de deux ans, Pieter Geboers est désormais le vétérinaire de l’équipe de formateurs du CFPPA du Rheu (35). Passionné par la question de la santé des pieds des bovins, il a attrapé le virus aux côtés de Marcel Van Aert, praticien-enseignant à l’Université de Gand en Belgique. « Étudiant, je le suivais dans le cadre de la clinique ambulatoire de l’école. J’ai appris les premiers gestes dans les fermes avec lui. »  Fin des lésions graves grâce au suivi mensuel Diplômé en 2005, le vétérinaire exerce aujourd’hui dans un cabinet intervenant dans la Meuse et les Ardennes. « Au total, nous sommes 11 praticiens tous sensibles et sensibilisés aux problématiques de boiterie. Nous sommes équipés d’une cage de parage depuis 12 ans. » Pour répondre à la demande croissante des éleveurs autour de la santé du pied, la structure a mis en place « un suivi parage qui fonctionne comme un suivi fécondité ». Pour les 30 clients adhérant à ce service, les rendez-vous sont programmés à l’année. Dans les troupeaux de plus de 100 vaches, la cage passe tous les mois. Pour les cheptels plus petits, c’est toutes les six semaines. « En routine, dans un cadre préventif, les animaux sont présentés au tarissement et après 45 jours de lactation », précise Pieter Geboers. « Grâce à cette prise en charge fréquente et précoce, la santé des pieds s’est énormément améliorée au fil des années dans ces élevages. On n’y voit plus par exemple de nécroses de la pince ou d’ouvertures de la ligne blanche nécrosées qui sont des lésions graves et pénalisantes qui mettent du temps à se mettre en place. » Baisse des réformes Pour le spécialiste, beaucoup d’éleveurs ne se rendent pas compte « des points à gagner », des progrès réalisables et des euros à récupérer en…

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