Comment bien gérer le fumier de volaille ?

 - Illustration Comment bien gérer le fumier de volaille ?

Difficile d’imaginer une analyse PCR à 150 € à chaque lot de volaille pour vérifier le statut « botulisme » d’un élevage avicole. « Dans ce contexte, il faut donc faire des recommandations aux éleveurs de poulet », estime Félix Mahé, d’Innoval. « D’abord, redoubler de vigilance concernant les cadavres. Bien sûr pendant la phase d’élevage. Mais aussi dès le départ des animaux avant le nettoyage désinfection du bâtiment, dont les portes latérales doivent être fermées et les pignons peuvent rester ouverts pour ventiler l’enceinte à condition d’installer une barrière grillagée sur les portails évitant l’intrusion de chiens ou autres. » Ensuite, le transport et stockage du fumier de volaille doivent respecter certaines règles. Selon la réglementation ICPE, de la paille ou une bâche doivent couvrir le tas. « Pas de fumière près de parcelles en herbe par exemple : les spores ou toxines botuliques peuvent être aéroportées sur des centaines de mètres et ainsi contaminer l’herbe ensuite consommée au pâturage mais aussi ramassées lors d’un ensilage ou d’un enrubannage constituant alors une bombe à retardement. » Pour les mêmes raisons, pas d’épandage de fumier de volaille à proximité de surfaces en herbe. « Attention aussi aux remorques surchargées qui perdent de la matière à risque (les bovins consomment le fumier de volaille) sur le chemin et aux fumiers très poussiéreux qui sont repris par les vents. » Enfin, le tracteur et la remorque sont à nettoyer et désinfecter après le chantier d’épandage, termine le spécialiste.


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