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Une cuve d’eau embarquée pour contrer les départs de feu

L’ETA Benoît Gautier a investi dans une cuve avant dont la fonction première est une sécurité anti-départ de feu. La réserve d’eau est aussi utilisée à d’autres fins.

Un an après l’avoir testé le prototype, l’ETA Benoît Gautier, entreprise basée à Pont-Melvez (22), s’est équipée de la cuve à incendie, conceptualisée et proposée en série depuis quelques mois par Arland, entreprise spécialisée dans la pulvérisation basée à Ploërmel (56). « Fort heureusement, on ne s’en est jamais servi. Mais c’est une sécurité. Et un investissement vite rentabilisé face au coût du matériel utilisé sur ces chantiers. Pas moins de 300 000 € (tracteur + big baller) dans les champs quand on presse la paille. Et en cas d’incendie, sans matériel, notre saison s’arrête… », fait remarquer Benoît Gautier, gérant de l’ETA qui a diversifié sa gamme de prestations avec du pressage il y a trois ans.

10 minutes d’arrosage

Customisée pour l’occasion d’un rouge vermillon qui tranche avec le jaune de la marque, cette réserve d’eau est dérivée d’une cuve frontale de 800 litres. Ce réceptacle est d’habitude utilisé avec un pulvérisateur porté ou lors de désherbage localisé. Dotée d’une pompe à entraînement hydraulique d’un débit de 100 L / min, la cuve est munie de 20 m de tuyau, et d’une lance de type pompier avec jet réglable, ce qui permet d’agir rapidement et efficacement en attendant les pompiers. « Cet outil doit en effet nous permettre de canaliser tout démarrage de feu, dételer le matériel, sécuriser au moins le chauffeur et le tracteur », précise l’utilisateur.

Dételer en sécurité

L’accessoire est vendu au prix de 4 990 euros HT. Une seule option est possible (450 € HT) : une buse à l’arrière du tracteur peut créer un rideau d’eau afin de sécuriser le chauffeur lorsqu’il veut dételer la presse lors d’un démarrage de feu. « C’est une sécurité indispensable pour nous avec un big baller muni d’un broyeur sous flèche. Une étincelle est vite produite avec un simple caillou sur le rotor à 1 000 tours par minute et de la tôle qui monte à plus de 50 °C. »

Polyvalence de novembre à septembre
« La cuve sert aussi de station de lavage mobile pour dépoussiérer les machines, comme appoint d’eau claire lors des traitements dans les parcelles éloignées, ou pour laver la route après l’épandage ou lors de chantiers boueux… », note au passage Benoît Gautier. Le lave-mains, obligatoire pour l’usage initial de cette cuve comme pulvérisateur, a été maintenu. Il est apprécié par Amaury Steunou, salarié. Ainsi que « le pare-chocs avant intégré qui permet de repousser des bottes pressées trop près des andains à travailler », ajoute-t-il. Chargée d’eau, l’outil sert aussi de masse à l’avant du tracteur (1 tonne). « Cet outil polyvalent est utilisé de novembre à mai sur le tracteur utilisé pour les traitements phytosanitaires et de juin à septembre pour la saison des foins et de la moisson », précise Benoît Gautier.

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