Les installations photovoltaïques gagnent en performance

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La baisse du prix des installations photovoltaïques, combinée à l’amélioration des performances du matériel, compense la diminution des tarifs de rachat de l’électricité de ces dernières années, selon le directeur de Solewa.

« Lorsque j’ai commencé ma carrière dans le photovoltaïque en 2008, la rentabilité d’une installation était autour de 12 ans. Même si aujourd’hui le tarif de rachat de l’électricité produite est environ cinq fois moins élevé, le prix d’une installation est aussi cinq fois moins cher. Le rapport financier sur le capital investi est donc le même », assure Laurent Baillet, directeur de Solewa, entreprise spécialisée dans l’installation de centrales photovoltaïques.

Des modules plus puissants

Le marché du photovoltaïque évolue vite et souvent, mais il y a tout de même des perspectives d’avenir. « Nous avons maintenant une visibilité à 3 ans concernant la réglementation et les quotas de puissances à installer sont définis », déclare Simon Odet, directeur commercial. Il explique aussi que les installations photovoltaïques gagnent en production grâce à de nouveaux onduleurs plus performants et des panneaux plus puissants. « Il y a 10 ans le maximum de puissance était de 200 watts par module, aujourd’hui on atteint 300 watts. »

L’agricole s’oriente vers des puissances de plus de 100 kWc

L’objectif fixé par le gouvernement de 20 000 mégawatts produits grâce à l’énergie solaire à horizon 2023 pourra être atteint si le nombre d’installations augmente considérablement. « Depuis 2010, nous sommes sur un rythme de 850 mégawatts installés tous les ans. Il va falloir doubler le nombre d’installations pour arriver à 1 750 mégawatts par an si nous voulons atteindre l’objectif fixé par le gouvernement », déclare le directeur de l’entreprise.

Pour la période 2017-2020, les mesures de soutien par tarif de rachat sont conservées. « Un nouvel arrêté tarifaire est fixé pour les installations de moins de 100 kWc avec un prix de rachat autour de 0,12 €/kWh. Pour les plus de 100 kWc le système d’appel d’offres CRE 4 est maintenu mais à un rythme de 3 fois par an. Cela nous offre une bonne visibilité et donc une certaine stabilité. Cette uniformisation des règles va dans le sens de la simplification », estime Laurent Baillet.

Selon lui, dans les années à  venir, le marché agricole devrait s’orienter sur des productions installées d’une puissance comprise entre 100 et 500 kWc.

Autoconsommer sa production

À partir de 2020, le marché du photovoltaïque n’aura certainement plus besoin de soutien tarifaire. Avec la baisse progressive et continue des installations, le kilowatt heure produit avec l’énergie solaire sera bientôt moins cher que le kilowatt heure produit avec de l’énergie fossile.

« On se dirige de plus en plus vers de la production destinée à l’autoconsommation et de la vente du surplus. Le contrat de vente du surplus est le même que le contrat de vente en totalité sur une durée de 20 ans. Le coût de raccordement de ces installations est moins cher. Mais la puissance du compteur de consommation doit être supérieure à la puissance solaire installée », indique le directeur de Solewa. L’exploitation doit consommer de l’électricité de façon régulière lors des heures d’ensoleillement. Cela s’adresse plus particulièrement aux élevages porcins, avicoles et laitiers robotisés.


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