Une normande autonome à l’EARL 56, à Moréac

 - Illustration Une normande autonome à l’EARL 56, à Moréac
Les adhérents du syndicat Normand 56 ont visité l’élevage Laudrin après l’assemblée générale, le 2 septembre.
Les 70 laitières de Patricia et Patrick Laudrin, de bon niveau génétique, produisent grâce aux fourrages cultivés sur les 75 hectares de la ferme, dont 45 en pâturage.

Sur l’exploitation de l’EARL 56, seuls une dizaine d’hectares ne sont pas accessibles aux laitières. C’est du moins l’avis des éleveurs qui n’hésitent pas à faire traverser une route très fréquentée aux vaches, matin et soir (voir encadré), à certaines périodes de l’année. De ce fait, le pâturage pèse dans le système de production des 426 000 litres de référence. Les vaches ont un accès à l’extérieur, même en hiver. Elles consomment, à cette période, 30 % de maïs ensilage et 70 % d’herbe ou de trèfle violet enrubanné (ou pâture), un kilo de tourteau de colza et des minéraux, distribués à la table d’alimentation. La distribution d’ensilage de maïs cesse à la mi-mars. 9 kg brut de maïs épi sont alors donnés, par vache, en complément du pâturage (ou de l’enrubanné selon la pousse de l’herbe), jusqu’à fin septembre. Au printemps, les paddocks de jour sont gérés au fil avant. Le parcellaire bénéficie de 600 m de chemins bétonnés. Les génisses ont également, en hiver, une ration à base d’enrubanné de trèfle violet pur ou de méteil (pois, vesce, trèfle) avec 2 à 3 kg de maïs épi. « L’enrubannage est facile à gérer, tout est pesé, analysé et valorisé », justifie Patrick Laudrin. Les vaches produisent 6 900 litres, à 42,5 de TB et 35,3 de TP, à un coût alimentaire de 63 €/1 000 litres (dont 16,5 € de concentré). La marge brute sur le dernier exercice comptable est de 301 €/1 000 litres.

Présents sur les concours

L’élevage, bien connu sur les concours, vend une vingtaine d’amouillantes ou de jeunes vaches tous les ans. Toutes les génisses sont génotypées et inséminées avec de la semence sexée. Quelques croisements en viande sont effectués sur les vaches. « Nous sélectionnons principalement sur la qualité des mamelles  », indiquent les éleveurs qui recevaient les adhérents du syndicat normand, le 2 septembre dernier. Les vaches les mieux indexées (beaucoup à plus de 130 d’Isu) étaient présentées individuellement et d’autres bien connues des éleveurs morbihannais adeptes des concours, comme Morbihanne (Idromel x Alma), en 4e lactation, qui a représenté l’élevage au Space, cette année. Pointée 86, elle a produit 9 000 kg de lait à 36 de TP, en 2e lactation.

Un accès aux pâtures amélioré

Le parcellaire est traversé par la route Locminé-Pontivy. La mise en service prochaine de la 4 voies située plus loin du siège de l’exploitation facilitera la traversée de cette route qui deviendra une desserte locale. Avec les récents échanges de terre inhérents à la construction de la 4 voies (16 hectares proches de l’étable), le système herbager sera conforté et plus confortable pour les éleveurs.


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