Morbihan

Les candidats à l’écoute des propositions agricoles

La FDSEA et JA 56 ont rencontré 13 candidats aux législatives afin de les sensibiliser aux problématiques agricoles.

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives, la FDSEA et les JA 56 ont invité tous les candidats afin d’échanger sur l’agriculture Morbihannaise. 13 candidats de différentes familles politiques se sont déplacés vendredi 3 juin sur l’exploitation avicole de Réjane Étienne située Evellys. Franck Pellerin, secrétaire général de la FDSEA 56 s’est chargé de présenter les chiffres de l’agriculture morbihannaise : « Le département compte 5 700 fermes (-24 % en 10 ans). Nous recensons 7 800 agriculteurs et agricultrices. La surface agricole utile (SAU) est de 367 900 ha soit 54 % de la superficie du département. Une surface quasiment stable par rapport aux chiffres d’il y a 10 ans. La SAU moyenne par exploitation est de 64 ha. L’âge moyen des exploitants est de 50 ans et 38 % ont plus de 55 ans. En 2021, il y a eu 107 installations aidées dans le Morbihan. »

Marie-Andrée Luherne, présidente de la FDSEA 56 a rappelé aux candidats qu’avec les JA, ils rencontrent les parlementaires chaque trimestre. « Nous sommes force de proposition, le but est de défendre les hommes et les femmes ayant des projets agricoles vivables et viables. Le renouvellement des générations est un des gros défis de demain si nous voulons pouvoir répondre aux enjeux de souveraineté alimentaire. » Les représentants syndicaux ont ensuite détaillé une trentaine de points sur lesquels il faudrait se pencher rapidement. « La question de la surtransposition des normes européennes et de ses conséquences sur la compétitivité de nos exploitations agricoles est un chantier qui peine à trouver une réalisation concrète dans la construction de nos politiques publiques », lance François Vally, responsable de la section porcine à la FDSEA 56.

Jean-René Menier, vice-président de la FDSEA 56, demande la mise en application de la totalité des mesures des lois Égalim 1 et Égalim 2. « Notamment celles relatives à la prise en compte des indicateurs de coûts de production dans les contrats agricoles, ainsi qu’à la transparence sur les marges de chaque maillon. » Sur les questions de l’alimentation, l’objectif est de permettre à tous les concitoyens de manger français quel que soit le pouvoir d’achat. « Pour y arriver il faut : favoriser l’origine France dans la commande publique, accélérer la relocalisation de notre alimentation grâce aux PAT et créer un dispositif de chèque alimentaire pour les foyers les plus modestes », propose Sylvaine Dano. Enfin Thibault Le Masle, président de JA 56 a insisté sur le renouvellement des générations : « Rendre attractifs nos métiers doit être une priorité. »

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