Edito

Ouverture

À l’heure où des milliers de jeunes font leur cartable pour aborder la rentrée 2019, des jeunes Français prêts à l’aventure bouclent leur valise. Destination l’étranger, pour quelques semaines, quelques mois, voire une année pleine. Une riche expérience en perspective. Un moment unique duquel « on revient changé », comme le disent la plupart des jeunes qui ont eu la chance de vivre cette expérience.

Avec le soutien à l’agriculture, le budget consacré à la mobilité des jeunes fait partie des grandes politiques concrètes de l’Europe. Quoi de mieux en effet que l’incitation à s’ouvrir à l’autre pour forger un esprit européen bien mal en point ces temps-ci. On ne peut que féliciter tous les élus, fonctionnaires, enseignants qui favorisent le brassage des jeunes européens. Et pas seulement les étudiants privilégiés de l’enseignement supérieur. Le député mayennais, Jean Arthuis, a œuvré pour que les apprentis puissent, comme les lycéens en bac professionnel, bénéficier de cette opportunité d’ouverture sur le monde.

Face aux hoquets de l’Histoire, inciter encore plus de jeunes à partir pour qu’ils se confrontent à d’autres mentalités, à d’autres cultures, pour qu’ils finissent par les respecter, voire les partager, mérite d’être déclaré priorité européenne. Car il ne s’agit pas d’une charge pour le présent, mais bien d’un investissement pour le futur. Cinq siècles après sa mort, le véritable Européen qu’était Érasme aurait certainement été flatté de voir son nom associé au grand projet Erasmus de mobilité européenne des jeunes. Lui, le pédagogue cosmopolite qui a passé toute sa vie à voyager pour défendre l’universalité. Lui qui, ayant vécu dans un « siècle de fer », voulait déjà au XVIe siècle construire une Europe sans frontières, une Europe de paix.

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