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Mieux s’organiser en bovins viande

Un couloir central fonctionnel et polyvalent

Dans son bâtiment, un jeu de barrières dessert un couloir central qui permet à Loïc Jézéquel d’assurer seul et rapidement de nombreuses tâches, en toute sécurité.

Loïc Jézéquel a longuement réfléchi à l’aménagement de ses anciens bâtiments. Et pourtant, il a finalement opté pour une stabulation neuve en 2005. Un choix qu’il ne regrette pas, au bout de 10 années d’utilisation. « Mon bâtiment est fonctionnel et me permet de réaliser seul des tâches auxquelles je ne pensais pas à sa conception », avoue l’éleveur.

Un lieu de service pour travailler à l’abri

Loïc Jézéquel a travaillé pendant 15 ans avec un bâtiment de vaches allaitantes avec courette extérieure découverte. La réflexion de ce nouveau bâtiment a été conçue autour du gain de temps, de la sécurité mais aussi du confort de travail. L’espace de service à l’entrée du bâtiment répond à cette exigence de joindre l’utile à l’agréable et de pouvoir travailler à l’abri. De même, vers la mi-juillet, quand commencent les 1ers vêlages des génisses, les lots sont rapprochés du bâtiment et rentrés la nuit. Des néons, avec une fonction veilleuse, facilitent la surveillance et les interventions de nuit si besoin. Le bâtiment est lumineux, avec de nombreux translucides. Et les néons en nombre, un au dessus de chaque case, permettent aussi de travailler à l’aube, en toute sécurité, pour l’embarquement des taurillons.

Gain de temps et de sécurité

Il a souhaité regrouper sous le même toit les vaches allaitantes et les taurillons. « Et si la plupart des bâtiments que j’ai visités ont des animaux de part et d’autre d’un couloir d’alimentation, moi je l’ai conçu différemment : les animaux sont dos à dos, séparés par un couloir de service central », décrit-il.

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Loïc Jézéquel, sélectionneur de Limousines à Plounévézel (29), dans son couloir de service, placé au centre de son bâtiment, entre cases à taurillons et lots de vaches allaitantes.

Ce couloir est adjacent aux cases des taurillons, facilitant le mouvement des animaux jusqu’au parc d’embarquement. Les taurillons, pesés tous les deux mois, avec la bascule électronique au bout du couloir, sont habitués à sortir de leurs cases. Et le jeu de barrières à 4 lices permet à la fois de sécuriser le travail de l’éleveur et la santé des animaux, « même si le risque zéro n’existe pas », relance prudemment l’agriculteur. De l’autre côté du mur, les deux lots de vaches allaitantes sont séparés par des cases à veaux, qui ont accès également au couloir central. C’est par cet accès que l’éleveur remplit les nourrisseurs. À terme, une vis flexible pourra les remplir directement du silo. Avec des vêlages d’été, les veaux sont pesés en décembre et avant la mise à l’herbe. La pesée est alors facilitée par ce couloir. « Néanmoins, cette pratique nécessite un à deux essais « à blanc », pour les faire sortir de la case et franchir le dénivelé de 50 cm ». Si cette étape se révèle être un investissement en temps, il est vite amorti sur la carrière de l’animal. Et dès le troisième passage dans le couloir, les 60 veaux sont pesés en contrôle de croissance en une heure, à deux personnes, « pour travailler sereinement ».
Les animaux étant habitués aux mouvements fréquents très jeunes, les vaches s’en souviennent quand elles reviennent dans le bâtiment. « Des tâches qui pouvaient être fastidieuses sont réalisées maintenant avec plaisir et sans appréhension. Plus on manipule les animaux, plus cela devient facile. »

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plan du bâtiment

Plus de 200 cornadis sur l’exploitation

Mais les moyens de contention ne se résument pas à ce couloir de service. Tri des réformes, IA et échographies… Toutes ces tâches sont assurées à une seule personne grâce aux cornadis. Il y en a plus de 200 sur l’exploitation. Carole David

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