La filière Ejendu prend son envol

15491.hr - Illustration La filière Ejendu prend son envol
Michel, Jérémy, Régine et Éric Le Quay, les associés du Gaec Kerguévelec à côté des génisses Ejendu (noires).
Le Gaec Kerguévelec (56) fait partie des 40 éleveurs ayant fourni des animaux à la filière Ejendu sur 2022. 1 820 animaux ont été commercialisés au total l’an passé.

Sur une SAU de 145 ha comprenant 50 ha de maïs, 40 ha de céréales et 55 ha de prairies, les associés du Gaec Kerguévelec, de Lanvaudan, conduisent un atelier de 100 vaches laitières Prim’Holstein et un atelier d’engraissement bovin mis en place il y a longtemps. En 2021, ils ont commencé à produire des génisses croisées Holstein x limousin pour la filière Ejendu (« Le bœuf noir » en breton).

« Des naissances faciles »

« Une démarche qui nous permet de valoriser nos fourrages et nos bâtiments sans charge de travail trop importante. Notre objectif est de commercialiser une quarantaine d’animaux par an. Les naissances se passent aussi bien qu’en Holstein pur et ces femelles sont faciles à conduire. Nous avons aussi quelques bœufs pour cette filière », soulignent les éleveurs.
À 17 mois, les animaux pèsent près de 320 kg de carcasse.
Une performance qui correspond aux attendus de la filière Ejendu. Elle demande aussi des animaux O+/R- en conformation et de 3 – 4 en note d’engraissement. Une journée portes ouvertes était organisée sur l’élevage le 30 mars par le Groupe Bigard et Bretagne Appro, partenaires de la filière Ejendu, en lien avec Interbev Bretagne. Les coopératives Eureden et Terres de l’Ouest sont également partenaires de la filière. « Visant la valorisation de veaux laitiers croisés élevés et abattus en Bretagne, la démarche est née avant 2015 », ont rappelé les partenaires. Des essais ont été menés à la station expérimentale de Mauron sur plusieurs années et les premiers abattages ont eu lieu en juin 2020. Le développement se fait progressivement. « En 2021, la filière comptait 29  engraisseurs et 1 300 animaux abattus, en 2022, 40 engraisseurs et 1 820 animaux. »

Objectif de GMQ de 1 200 g/j

Pour 13 mois et demi d’engraissement, l’objectif de GMQ est de 1 200 g/j. « Environ 2 000 kg MS de fourrages, 950 kg d’aliment (incluant des céréales) et 240 kg de paille sont nécessaires par tête. Nous conseillons une alimentation avec des fourrages réguliers et de bonne qualité. L’ensilage de maïs est un fourrage idéal dans cette conduite, avec des valeurs se rapprochant des suivantes : 35 % de MS, 0,90  d’UF, 7 % en MAT et 63 de PDI. Si certains ajoutent un peu d’enrubannage d’herbe (environ 1-2 kg de MS/jour), la qualité est importante également : 50 % de MS, 0,85 d’UF, 15 % de MAT et 85 de PDI », soulignent les coordinateurs de la filière. « Les prix payés aux producteurs tiennent compte du marché mais aussi des coûts de production », précise Célia Boivent, chargée de développement de la filière bovine au Groupe Bigard. 

Homogénéité des carcasses

Grâce à une conduite d’élevage optimisée, « les carcasses sont homogènes et offrent une viande tendre et persillée. Le gabarit des animaux permet des portions plus petites, adaptées au marché de la restauration et du libre-service en GMS », indique Raphaël Bonnault, directeur adjoint achats en vif au Groupe Bigard. « Ces produits sont orientés vers la restauration commerciale. »

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