Les nourrices valorisent des parcelles éloignées

8595.hr - Illustration Les nourrices valorisent des parcelles éloignées
L’élevage compte 7 nourrices pour 20 génisses.

Sur le Gaec Guines à Rives-du-Couesnon (35), l’élevage des veaux sous vaches nourrices a débuté il y a 3 ans. « C’est un moyen de répondre à la réglementation bio qui impose que l’alimentation des veaux soit au lait entier pendant 3 mois minimum. Et ils sont en extérieur », précise Jean-Philippe Guines, éleveur avec son frère Loïc et un salarié. L’élevage compte 105 vaches laitières sur une SAU de 130 ha. La ferme est convertie en bio depuis 2020. « Aujourd’hui, les vêlages sont groupés sur 2,5 mois, de février à mi-avril, juste avant la pousse de l’herbe. » « Les vaches nourrices nous permettent de valoriser des surfaces en herbe à 1,5 km où les laitières ne vont pas. Les veaux femelles restent jusqu’à 8 mois sous les nourrices, mangeant en complément de l’herbe et du foin. Elles n’ont pas d’aliment. D’ailleurs, nous n’avons plus de concentrés ou correcteurs achetés sur l’exploitation aujourd’hui. » Cela n’empêche pas des premiers vêlages à 2 ans. « Ce sont les vaches à réformer et calmes qui sont choisies pour être nourrices. Nous avons 7 nourrices pour 20 génisses. » Le sevrage se fait progressivement à partir de septembre. « J’enlève 1 à 2 vaches tous les 15 jours. » Jean-Philippe Guines est très satisfait de cette pratique : « C’est agréable de voir les veaux dehors avec les mères. Désormais, nous n’avons plus de problème de santé sur les jeunes. »…

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