Un seul outil pour épandre divers effluents

benoit-loric-didier-le-roy-michel-izenot-machinisme-epandage - Illustration Un seul outil pour épandre divers effluents

Avec une demande de plus de 700 épandeurs par an, la Cuma de l’Espoir, à Saint-Gérand (56), a investi il y a deux ans dans un épandeur polyvalent de grande capacité.

« Jusqu’en 2012, nous avions des parts dans deux épandeurs avec une Cuma voisine. Disposant de la puissance devant, avec des tracteurs de 200 ch, et réalisant beaucoup de trajets sur route, nous avons décidé d’investir dans un outil de grande capacité », explique Michel Uzenot, président de la Cuma de l’Espoir, à Saint-Gérand (56). Mais les exigences ne s’arrêtent pas là. L’épandeur devait aussi pouvoir épandre les produits diversifiés des ateliers de production des adhérents (fumier, compost, fientes sèches et humides, déchets verts…). Et dernière demande : « Le tout sur un essieu, pour plus d’adhérence et un meilleur équilibre de l’épandeur. »

1,5 t de fientes épandues/ha

Après plusieurs essais, la Cuma a opté pour un Muck Master de la société Pichon. L’épandeur de 18 m³ permet de charger 11 t de fientes sèches à 80 % de MS, 18 t de fumier ou de compost. Équipé de deux hérissons verticaux et d’une porte-guillotine, cet outil dispose aussi d’une hotte d’épandage pour l’utilisation des fientes sèches. « Pour ces dernières, j’ouvre la porte-guillotine, visible de la cabine du tracteur par la réglette, de 15 à 20 cm. Et seuls les petits déflecteurs bas de la hotte  sont ouverts à l’arrière. Avec un avancement régulier à 12 km/h de l’ensemble, on atteint une précision de 1,5 t de fientes/ha », précise Benoît Loric, un des deux salariés de la Cuma. Et de rajouter : « Et ceci, sur une bonne largeur de répartition : 12 à 15 m, voire plus avec des fientes s’il n’y a pas de vent. » Pour le compost, la précision se porte à 10 t/ha. L’inclinaison des hérissons et le nombre de couteaux permettent en plus un bon émiettage et un étalement régulier de la matière. « Même les ficelles sont déchiquetées », rapporte le chauffeur. Les bords de champs sont effectués en deux passages pour éviter des amas de matière. Le premier tour, en fermant le volet côté route et en diminuant la vitesse du tapis ; le second, à vitesse normale.

La Cuma de l’Espoir

  • 12 adhérents dont 3 producteurs de poules pondeuses
  • 2 salariés
  • 850 ha
  • Prestations : travail du sol, épandage, pressage, binage du maïs et compostage

S’adapter au grand volume

La hauteur de la remorque nécessite de disposer d’un chargeur haut. De plus, avec un empattement à 3,10 m, l’engin est imposant. « Mais des roues larges ont été rajoutées à notre demande pour l’adhérence et pour avoir une machine plus roulante ». Au bout de deux campagnes d’utilisation, les adhérents sont satisfaits. « C’est un outil rentable », rappelle le président, chiffres en main. Avec un coût maintenu à 9,5 euros/épandeur (amortissement et entretien inclus), on épand « 1/3 de volume en plus, en moins de temps, et avec précision et régularité.» Carole David


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