L’automoteur d’épandage, la combinaison gagnante

 - Illustration L’automoteur d’épandage, la combinaison gagnante
Avec l'automoteur, l'épandage entre dans l'ère de l'agriculture de précision.
Afin de gagner en qualité de réalisation et en productivité, les chantiers d’épandage de lisier font désormais appel à des équipements de plus en plus spécialisés. Gros plan sur une entreprise de travaux agricoles finistérienne qui vient de s’équiper d’un automoteur.

« Nous sommes les premiers sur le département à proposer cette prestation.» Jean-Pierre Mao et son fils Pierrick ne sont pas peu fiers de leur nouveau matériel : un automoteur d’épandage Vervaet Hydro Trike. Au sein de cette entreprise familiale de travaux agricoles basée à Lannilis (29), l’innovation ne fait pas peur. Bien au contraire. « Nous essayons de toujours offrir le meilleur service possible à notre clientèle », souligne Jean-Pierre Mao. Une ligne de conduite qui les a poussés à se doter, il y a déjà plusieurs années, d’équipements pour l’épandage sans tonne, de rampes avec pendillards, d’enfouisseurs à patins…

« Depuis un moment, nous étions à la recherche d’un équipement qui soit plus polyvalent ». Une sorte de mouton à cinq pattes capable à la fois d’épandre, d’enfouir et de réaliser le travail d’un déchaumeur à disques. Et dans le même temps, du côté des méthaniseurs, dont le digestat est très riche, est apparue la demande pour un épandage de plus en plus précis. « Nous nous sommes donc tournés vers le seul outil qui puisse répondre à ces différentes attentes : l’automoteur ». C’est une démonstration effectuée dans une parcelle qui a achevé de les convaincre. « Chaque roue est décalée, cela ne tasse pas la terre. Et puis le débit de chantier est impressionnant ! »

Agriculture de précision

Pour leur équipement, les Finistériens ont retenu le constructeur néerlandais Vervaet. « C’est une entreprise spécialisée qui fabrique des automoteurs. Avec une gamme pour l’arrachage des betteraves et une autre pour l’épandage du lisier. Une trentaine d’unités sortent de son atelier chaque année ». Des machines fiables et réputées qui, si besoin, peuvent être entièrement reconditionnées par le fabricant. D’où un carnet de commandes bien rempli et un marché de l’occasion particulièrement actif. Désireux de profiter au plus vite de ce matériel innovant, Jean-Pierre et Pierrick Mao se sont rendus en Hollande pour examiner un matériel d’occasion mis en vente. « Mais, dans notre tête, nous voulions du neuf. D’autant que le différentiel de prix n’était pas si important ».

[caption id=”attachment_39340″ align=”aligncenter” width=”720″]Pierrick Mao aux côtés de son père Jean-Pierre. Créée au début des années 80, l’ETA familiale s’est développée au fil du temps. Aujourd’hui, elle emploie une quinzaine de salariés permanents. Pierrick Mao aux côtés de son père Jean-Pierre. Créée au début des années 80, l’ETA familiale s’est développée au fil du temps. Aujourd’hui, elle emploie une quinzaine de salariés permanents.[/caption]

Devant la détermination et la motivation des deux Bretons, le constructeur a finalement trouvé un arrangement. « L’un de ses clients qui avait commandé une machine neuve a accepté de continuer un peu plus longtemps avec son ancien équipement, ce qui nous a permis d’être livrés plus rapidement ». Courant février, le Vervaet Hydro Trike XL, avec son réservoir d’une capacité de 20 000 litres, a ainsi rejoint le Finistère Nord où il était très attendu. « Chaque début d’année, je passe voir tous nos clients, explique Pierrick Mao. Je leur ai donc présenté en avant-première tous les atouts de ce nouvel outil : le respect du sol, l’optimisation des rendements… Nous sommes désormais dans de l’agriculture de précision. Il ne s’agit plus de vidanger des fosses mais de réaliser des opérations de fertilisation sur des cultures en apportant la quantité souhaitée au bon endroit ».

Miser sur la satisfaction

Une approche en phase avec les attentes d’un nombre croissant d’agriculteurs. Pour développer cette nouvelle prestation, père et fils tablent donc sur le bouche à oreille d’une clientèle satisfaite. « Nous ferons aussi des démonstrations sur le terrain en invitant les gens quand nous réaliserons des chantiers dans leur secteur ».
Constamment à l’affût des nouveautés, Jean-Pierre et Pierrick Mao planchent déjà sur un nouveau projet pour la saison 2020. « En adaptant des roues jumelées sur l’automoteur, nous pourrions combiner sarclage et apport de lisier sur des cultures de maïs déjà bien développées ! » Toujours à la pointe… du Finistère et de l’innovation.

Une entreprise pionnière

Jean-Pierre, son épouse Annie et leur fils Pierrick ont la volonté d’apporter un service de qualité à leurs clients, tant sur la partie agronomie que sur le volet valorisation des cultures. Dans cette optique, ils se tiennent informés de toutes les innovations qui voient le jour côté matériel. Sur leur secteur du Finistère Nord, ils ont été pionniers dans l’utilisation de plusieurs matériels comme le combi enrubanneuse, l’ensileuse Shredlage… Et ils continuent à l’être aujourd’hui avec cet automoteur à lisier que nous avons financé en crédit-bail. Florence Le Bras, Responsable de clientèle agricole au CMB, Plabennec

Jean-Yves Nicolas

Contact ETA Mao, Tél. 06 46 49 90 58, facebook : fb.me/ETS.MAO


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Un commentaire

  1. Jean-Yves

    Le respect des sols par ces automoteurs d’épandage n’est pas prouvé bien au contraire. La machine est lourde, la charge est conséquente. Question : quelle est la charge sur chaque essieu et donc sur chaque roue ? Par conséquent, quelle est la pression réelle au sol ? Les simulations de tassement des sols montrent généralement des impacts sévères en profondeur parfois au delà des 60 cm, voire 80 cm. ( Exemple de simulateur : TASC)

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