Il produit du chanvre pour sa paille

Jean-Michel Glémot cultive du chanvre depuis 2009. La culture, bien que très intéressante du point de vue agronomique, requiert un semis irréprochable.

16995 hr light - Illustration Il produit du chanvre pour sa paille
Jean-Michel Glénot est également administrateur de la coopérative Hemp-it.

Après l’arrêt de l’atelier lait en 2008, Jean-Michel Glémot découvre le chanvre grâce à son groupe culture dans lequel un projet de filière émergeait. « On ne devient pas chanvrier si on n’a pas de contrat », martèle l’agriculteur, qui livre sa récolte à l’entreprise manchoise Agrochanvre. Cette dernière est spécialisée dans le défibrage de la paille et la valorisation du chènevis. Les débouchés sont multiples : écoconstruction, plasturgie, paillage ou encore alimentation humaine. Le semis est rigoureux Si le chanvre ne requiert aucune intervention entre le semis et la récolte, son implantation doit être extrêmement soignée. « Le sol doit impérativement être à 12°C », insiste Jean-Michel Glémot. « Si on loupe son semis, il faut recommencer ». Cette année, les 2,7 ha de chanvre ont été semés vers la mi-mai après deux faux-semis en février et en avril. Un passage de vibroculteur a été réalisé la veille du semis pour accélérer le réchauffement de la terre. L’implantation a quant à elle été effectuée avec un semoir à céréales combiné à une herse rotative. Les graines ont été déposées à 2 cm de profondeur avec une densité de 80  kg/h. Si on loupe son semis, il faut re-commencer Des avantages agronomiques « Le choix des couverts dans la rotation joue un rôle important dans la réussite de la culture », affirme le chanvrier. « Je travaille souvent avec un mélange phacélie/féverole que j’implante à l’automne et que je roule en décembre ». Ce couvert a notamment l’avantage de ramener de l’azote, du phosphore et de la matière organique sur la parcelle. Cependant, Jean-Michel Glémot proscrit toute utilisation de graminées dans ses mélanges afin d’endiguer le piétin échaudage. Le chanvre, qui revient tous les 7 ans dans la rotation pour limiter l’orobranche, a un intérêt agronomique non négligeable. « Il ne nécessite aucun intrant chimique, stocke 12 t de CO2/ha et mes blés…

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