Adapter son logement pour s’y sentir bien

14640.hr - Illustration Adapter son logement pour s’y sentir bien
Irène Gesny et Jean-Jacques René, responsables de la Section des anciens, et l’ergothérapeute Lucie Gardrel chez Soliha Bretagne.
Confort, économie d’énergie, adaptation et travaux… La Section des anciens aborde « le bien vieillir à la maison » en se penchant sur les clés d’un logement facile à vivre.

À un rythme hebdomadaire (voir agenda ci-contre), les réunions d’hiver de la Section départementale des anciens exploitants (SDAE) de la FDSEA 22 ont démarré. Outre l’actualité autour des retraites (voir encadré), ses responsables proposent, cette année, une intervention de Soliha (Solidaires pour l’Habitat) autour de l’adaptation du logement au sens large et du maintien à domicile. « Notre travail est de donner des conseils pratiques sur comment se sentir bien ou mieux chez soi », explique l’ergothérapeute Lucie Gardrel. « Cela concerne aussi bien des astuces du quotidien comme des petits matériels qui changent la vie ou des recommandations en termes de gestes et de postures que de l’accompagnement pour mener des travaux d’économie d’énergie ou d’adaptation du logement dans le cadre de problématiques de handicap, de perte d’autonomie… », détaille la responsable Maintien à domicile Bretagne de l’association.

Des solutions pratiques et peu coûteuses

Jean-Jacques René et Irène Gesny, respectivement président et vice-présidente de la SDAE, apprécient le côté « ludique et pragmatique » des interventions. Devant l’assemblée, la spécialiste aborde de nombreuses solutions pratiques « de la plus simple à la plus compliquée » et procède à des démonstrations. « On parle de prévention du mal de dos, de sécurisation de la salle de bains ou des escaliers pour éviter glissades et chutes, d’éclairage pour se déplacer la nuit, d’outils pour ouvrir facilement les bocaux à la cuisine… Chacun a quelque chose à en tirer. » Lucie Gardrel présente un éventail de possibilités pas chères et souvent méconnues en matière de « domotique » comme des éclairages à détecteur de mouvement ou des interrupteurs connectés pour éteindre le plafonnier depuis son lit…

Connaître toutes les aides disponibles

Enfin, la professionnelle recommande à tout propriétaire d’un habitat privé existant se posant des questions sur l’usage ou la rénovation de son logement de frapper chez Soliha. « Au premier contact, l’information est gratuite. Dans un 2e temps, une visite-conseil par un ergothérapeute ou un thermicien en fonction de la problématique peut s’envisager pour apporter des conseils adaptés et neutres au ménage : préconisation de travaux, estimation au plus juste des coûts, assistance à maîtrise d’ouvrage jusqu’à la fin du chantier… » Surtout, l’association a connaissance de tous les aides disponibles pour chaque territoire et chaque parcours de vie des personnes. 

Les conjointes d’exploitant oubliées

« L’équité avec l’ensemble des autres catégories sociales n’est malheureusement pas encore à l’ordre du jour. Considérant que le montant minimum des retraites des exploitations agricoles à carrière complète a été relevé à 85 % du Smic via la loi Chassaigne 1, le Gouvernement a considéré que c’était suffisant », regrette Jean-Jacques René, président de la Section des anciens. « Nos oubliés restent tout de même les conjointes d’exploitation où les minima, très insuffisants, demeurent à 741 € par mois sous conditions. N’oublions pas que ces exploitantes ont participé conjointement aux revenus de nos exploitations, qui ont été par ailleurs sujettes à cotisation et impôt, sans parler de la contribution de la profession au panier de la ménagère. »

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