Élevage

GDS Bretagne vise l’éradication de la BVD

Pour ne pas risquer de dégrader le bon niveau sanitaire obtenu sur la BVD, GDS Bretagne s’attaque en 2017 à l’éradication de cette maladie.

« Grâce au plan de maîtrise engagé par les GDS bretons depuis 2000, la proportion d’élevages indemnes de BVD est passée de 37 % à 83 % en 2017. Ce plan s’est appuyé sur des analyses de lait et de sang pour intervenir uniquement dans les élevages à risque », précise Hervé Radenac, président de la Commission technique de GDS Bretagne.

Surveiller les circulations virales

Aujourd’hui, les responsables lancent un nouveau programme avec, en ligne de mire, l’éradication en 2021. « Car nous ne progressons plus et les conséquences économiques peuvent être dramatiques dans des troupeaux nouvellement infectés. » Un plan d’assainissement va être engagé dans tous les élevages suspects, avec une intervention rapide dès que la circulation virale est détectée. Tous les animaux introduits vont également devoir être garantis non IPI (infecté permanent immunotolérant, animal qui excrète le virus durant toute sa vie). Les petits cheptels vont aussi être inclus dans le programme.

« Le succès de ce plan repose sur une mobilisation de tous les partenaires. Nous devons pouvoir intervenir le plus rapidement possible en cas de contamination », déclare Jean-François Tréguer, président de GDS Bretagne. Les élus ont décidé d’investir 1,5 million € sur 5 ans dans le nouveau plan qui devrait rapidement être amorti. S’appuyant sur des analyses de lait et de sang, le plan breton s’avère moins onéreux que dans d’autres régions françaises ayant opté pour le dépistage des veaux à la naissance (1 € par bovin contre 3 à 5 € ailleurs). Au niveau national, toutes les régions devraient prochainement s’engager dans un PVC (Programme collectif volontaire). D’autres pays européens sont en cours d’éradication : Suisse, Allemagne, Irlande, Pays-Bas…

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