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L’indemnité paratuberculose revalorisée

L’assemblée générale du GDS Bretagne a été l’occasion de faire un bilan des actions de terrain et de la première année complète suite à la fusion des 4 départements bretons historiques.
Thierry Le Druillennec, trésorier du GDS Bretagne et Jean-François Tréguer, président.
Thierry Le Druillennec, trésorier du GDS Bretagne et Jean-François Tréguer, président.7

Un peu plus de 51 000 analyses BVD ont été réalisées en 2015 par le GDS Bretagne, soit 11 870 troupeaux laitiers et 4 352 troupeaux allaitants. Au final, 84 % sont indemnes. « La surveillance BVD permet d’intervenir dans les élevages suspects d’une nouvelle contamination. En 2015, le groupement a effectué 675 suivis après évolution défavorable de l’atelier », déclare Hervé Radenac, secrétaire général du GDS Bretagne lors de l’assemblée générale à Saint-Brieuc le 14 juin.

Pour l’assainissement BVD, ce sont 341 nouveaux suivis engagés en 2015. Les objectifs sont d’éviter les pertes cliniques et économiques (estimées à 12 300 €/ an/élevage), protéger les élevages voisins et contribuer au plan d’éradication breton. « 331 nouveaux plans de maîtrise de la paratuberculose se sont ouverts l’an dernier pour une durée de 3 ans et demi. Ce plan combine prévention, bonnes pratiques de l’élevage des veaux, détection et élimination des animaux infestés pour limiter les pertes de lait, les diarrhées, l’amaigrissement. Au total, 1 244 élevages sont suivis », explique Hervé Radenac. Pour 2016, l’indemnité de base est revalorisée, un bovin excréteur de paratuberculose pourra atteindre 520 € contre 260 € en 2015.

Pas d’augmentation de cotisation

« Vu la conjoncture, une augmentation de la cotisation des adhérents n’est pas à l’ordre du jour », affirme Jean-François Tréguer, président du GDS Bretagne. Après une première année complète en tant que GDS Bretagne, Thierry Le Druillennec, trésorier, constate : « Cette fusion des 4 départements bretons historiques est une réussite. » Il rappelle les 4 métiers opérationnels du groupement : « Veille sanitaire, assainissement et maîtrise collective, conseil santé et formation. » Les moyens pour parvenir à ces différentes missions s’élèvent à 15,7 millions d’euros et sont issus à 90 % des cotisations des adhérents.

Un retour éleveur de 80 %

de la cotisation Pour répondre à la remarque sur les cotisations qui serait d’un montant trop élevé, le trésorier indique : « Les éleveurs ont un retour de 80 % sur le montant de la cotisation. 35 % sont en retour direct sous forme d’analyses, honoraires vétérinaires, indemnisations et abattages. 45 % en retour indirect : conseils, appui terrain, suivi des dossiers, gestion des données et des alertes, gestion des qualifications d’élevages et garanties sanitaires, offres de formation… »

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