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Le porcelet doit consommer 400 g de colostrum pour augmenter ses chances de survie. Un régime alimentaire mal adapté de la mère, un nombre de porcelets élevé par portée et un poids moyen de naissance faible (< 900 g) ne permettent pas toujours d’atteindre ce niveau minimal. « À moins de 250 g de colostrum, le porcelet risque de mourrir », indique Peter Kappel Thiel, chercheur danois qui a mis en relation le niveau de fibres dans la ration des truies et la production de colostrum. A quel moment l’aliment doit-il être plus riche en fibres ? « Avec un régime enrichi en pulpe de betteraves de l’insémination à 108 jours de gestation, par rapport à un régime standard (soit un taux de fibres presque deux fois supérieur), le gain de poids des porcelets est de 135 g contre 96 g. La production de colostrum est donc supérieure. Une supplémentation dans les derniers jours (par ailleurs bénéfique pour d’autres raisons) n’a pas exactement le même effet sur cette production de colostrum et sur le gain de poids quotidien sans que nous sachions pour l’instant l’expliquer ».
Quand apparaît la production de colostrum ? Des prises de sang et des biopsies dans les artères et dans les glandes mammaires réalisées dans les deniers jours de gestation et pendant la période de production de colostrum montrent que 80 % des lipides et du lactose sont produits après la début de la mise-bas. « L’enrichissement de l’aliment en fibres augmente le stockage de lipides dans les glandes mammaires en fin de gestation. Ensuite, le lien avec la production de colostrum doit encore être étudié »……
Journal Paysan Breton / Articles de : Bernard Laurent
Articles par Bernard Laurent
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