Avec 199 000 animaux recensés sur tout le territoire français, la Salers est « rustique et mixte, elle s’adapte à toutes les variations de température », pouvait-on entendre en guise de présentation sur le ring du Space mardi 15 septembre. Ces animaux originaires des montagnes d’Auvergne sont élevés à 98 % pour leur viande, seulement 2 % des mères donnent leur lait mais à condition que leur veau soit à proximité. Avec leur robe acajou à bordeaux foncé, les Salers « ont des bassins larges, ce sont des vaches qui se remettent très bien de leur vêlage. Elles repartent rapidement en chaleur et sont très fertiles ». En moyenne, l’intervalle vêlage/vêlage n’est que de 378 jours.
Des trayons fins
Lors de cette présentation et dans une ambiance de bruit de cloche, la présentatrice a évoqué « les trayons courts et fins des femelles : les veaux trouvent facilement la mamelle et démarrent bien leur carrière avec une bonne prise de colostrum ». 99 % des vêlages se font sans intervention humaine, ce qui permet l’obtention d’un veau sevré par vache et par an. Toujours dans les chiffres, la productivité numérique est importante : « Sur 100 vêlages, 97 veaux sont sevrés ». Enfin, concernant les pattes, les éleveurs apprécient « les sabots bien noirs et riches en lignine, qui sont forts et évitent les boiteries ».
Fanch Paranthoën

