« C’est le top de la Charolaise moderne », s’est exclamé le juge Germain Fréville, admirant la longueur, le bassin ou encore les qualités de race de Vitrine, vache née en décembre 2023 sur l’EARL Capitaine Jean-Yves basée à Bégard (22). Cette fille du taureau d’IA Pokémon s’est placée en tête des 16 animaux en lice, venus de 10 élevages de Bretagne et Maine-et-Loire. L’élevage s’est distingué par un 2e trophée avec Apollon. Le Champion mâle, qui aura 2 ans en novembre, est détenu en copropriété avec l’EARL Les Roncelais (22). Ce fils du taureau Star, qui a la particularité d’être sans cornes, est la preuve du progrès réalisé sur ce profil génétique. « Il a un dos et un derrière magnifique, de l’épaisseur sur le dessus, de bons aplombs, une bonne gueule et la précocité dont la race a besoin. »
Essentielle locomotion
La SCEA de Couesme (56) a aussi remporté deux premiers prix avec Anémone et Ulysse. Né dans la Nièvre, ce dernier « affiche une belle locomotion, avec de bons aplombs arrière et des qualités de bassin. Nous avons besoin de taureaux fonctionnels », souligne le juge. Les responsables ont précisé que la Charolaise, 1re race à viande française, « est présente dans plus de 70 pays, s’adaptant à de nombreux milieux et supportant bien la chaleur avec sa robe blanche ». C’est aussi une race herbagère qui pérennise les prairies et affiche une excellente efficacité alimentaire.
Agnès Cussonneau

