Dossier technique

Un souffle d’innovations

Les matériels de paillage ont évolué, passant de solutions mécaniques simples à des systèmes automatisés ou robotisés. Cette évolution répond à plusieurs enjeux : réduction de la pénibilité, maîtrise des coûts de litière, manque de main-d’œuvre et amélioration du confort des animaux.

Dans un bâtiment d'élevage, un robot suspendu passe au dessus de logettes pour pailler - Illustration Un souffle d’innovations
Le MultiPack TA25, robot de paillage électrique, consomme peu d'énergie. | © Paysan Breton

Les pailleuses tractées ou portées, à turbine, à rotor, restent très présentes dans les élevages bovins. « Elles permettent de broyer et projeter la paille sur les aires paillées ou dans les logettes, avec un investissement relativement modéré », soulignent des spécialistes. « En revanche, elles nécessitent une intervention humaine quotidienne, génèrent de la poussière et restent consommatrices de temps et de carburant. » Les pailleuses intégrées à des distributrices, des désileuses, des bols mélangeurs, les pailleuses automotrices constituent une évolution intermédiaire. Les balayeuses-pailleuses qui interviennent sur les logettes peuvent désormais être radiocommandées. Mais ces différents matériels ne suppriment pas la présence de l’éleveur. Pour réduire encore la pénibilité, des systèmes automatisés se développent avec deux grands types de matériel : un chariot sur rail qui charge les bottes entières et se déplace dans le bâtiment, ou des systèmes où la paille est travaillée à poste fixe et envoyée dans un réseau de distribution. Distribution programmée, régulière et homogène Les chariots présentent l’avantage d’accepter différentes qualités de paille. « Mais la hauteur sous toiture doit être suffisante et un renforcement de la charpente est parfois nécessaire. » Pour les systèmes à poste fixe, les gaines de transfert sont légères et adaptées à tous les types de charpente. La poussière peut être séparée avant paillage et l’évolution est facile pour l’aménagement de nouveaux bâtiments. Ils conviennent par ailleurs à des petites quantités de paille au m2. En revanche, des risques de bouchage du circuit ou de mauvaise répartition en cas de qualité insuffisante de la paille existent. « Ces systèmes automatisés offrent une maîtrise plus fine des quantités distribuées (horaires, zones, quantités programmées), ce qui peut conduire à une baisse de la consommation de paille pouvant atteindre 30 à 50 % selon les configurations ». En contrepartie, l’investissement initial est élevé…

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