Lors de l’assemblée générale du Cédapa à Plélo, les participants se sont interrogés sur les dessous du changement de générations qui s’opère actuellement en agriculture. « Les reprises de fermes aujourd’hui et demain peuvent-elles être l’occasion de changement de système et de transition agroécologique ? », interrogeait notamment le président Fabrice Charles dans un contexte où les observateurs soulignent régulièrement l’inadéquation entre l’offre et la demande. 300 000 € par personne Le profil des porteurs de projet a évolué : « Concernant les installations aidées en Bretagne, on se lance de plus en plus tard, en moyenne à 30,4 ans. La proportion de hors-cadres familiaux gonfle, atteignant 46 %. Et 40 % des installés sont d’origine non agricole », précisait Karl Pierret, conseiller transmission à la Chambre d’agriculture. En moyenne, en production laitière, on parle d’un volume de 325 000 L par UTH (salarié compris) et de plans d’investissement à plus de 300 000 € par personne (contre 220 000 € en 2017), poursuivait-il. « Cela coûte cher de s’installer dans un paysage où les exploitations se sont beaucoup agrandies. Il y a aussi la question de la main-d’œuvre car parfois trois associés arrivent ensemble à l’âge de la retraite. » Cela coûte cher de s’installer aujourd’hui Parmi les freins à l’installation, « outre la difficulté de l’accès au foncier malgré les dispositifs existants », notamment pour les profils « Nima » frappant à la porte des réseaux Civam, Anne-Gaëlle Scatton soulignait « la précarité des porteurs de projets » pointant la réforme de l’assurance chômage (réduction de la durée d’indemnisation ou du montant de l’aide à la reprise d’entreprise) mais aussi « la question sensible de l’accès au logement paysan ». L’animatrice de la FRCivam Bretagne revenait sur le décalage entre les nombreux candidats en maraîchage et la génération…
Fermes à saisir et candidats à accueillir
De nombreux agriculteurs quittent le métier pour une retraite bien méritée. En contrepartie, l’agriculture attire de nouveaux profils de porteurs de projets nombreux. Mais la rencontre n’est pas toujours si évidente.

