« Avec plus de 10 ans de recul, je referais le même bâtiment tout ouvert. Les vaches s’y sentent bien et se répartissent partout. J’investirais peut-être dans un débord de toit d’1,5 m supplémentaire au sud-ouest pour éviter que les grosses pluies n’entrent sur le couloir d’alimentation », livre Thomas Coatmellec, éleveur à Glomel (22). Construit en 2014, la structure abrite 146 logettes. À l’époque, le projet était d’y traire un million de litres de lait par campagne. « Aujourd’hui, suite à la robotisation de la traite fin 2023, l’élevage livre plus de 2 millions de litres pour 145 à 150 vaches en production. L’objectif est d’atteindre 2,3 à 2,4 millions pour diluer davantage encore les charges de structure. » Voyager pour recueillir des idées Avant de s’installer en reprenant une exploitation voisine (40 ha, 300 000 L de lait) pour s’associer avec son père Bernard, Thomas Coatmellec a voulu s’aguerrir. Il a ainsi travaillé à la Ferme de Viltain à Jouy-en-Josas (78) qui compte plus de 350 vaches. « Là-bas, j’ai eu la chance de côtoyer le chef d’élevage Jean-Michel Hennequin qui m’a mis en contact avec des responsables de grands troupeaux et m’a confronté à beaucoup d’idées venant de l’étranger. Je me suis rendu compte que dans les pays chauds comme dans les pays froids, les bâtiments étaient très ouverts. » On a trop enfermé l’humidité dans les bâtiments Alors que le Costarmoricain voyait surtout des étables bardées dans l’Ouest, il est parti une semaine aux États Unis avec le nutritionniste Franck Gaudin pour visiter des fermes. « Il faisait – 20 °C dans le Minnesota et 90 % des taries préféraient sortir que rester à l’intérieur. » De quoi faire cogiter. « En Bretagne, le climat est bien moins sec mais notre chance est qu’il ne fait…
Dossier technique
Esprit curieux et bâtiment ouvert
EARL Élevage de Kerblouze, Glomel (22) - Thomas Coatmellec a choisi une stabulation au grand air en faveur du confort des vaches.

