Dossier technique

Face aux robots, la salle de traite n’a pas dit son dernier mot

Lors de l’arrivée des deux robots de traite, les associés ont conservé la salle de traite pour pouvoir développer la production laitière sans surinvestir et en saturant les robots avec les vaches les plus dynamiques et productives.

20158.hr light - Illustration Face aux robots, la salle de traite n’a pas dit son dernier mot
Cédric Guillou, éleveur à Squiffiec.

En 2015, Cédric Guillou s’est installé avec son oncle Didier sur la commune de Squiffiec (22). Ils ont alors construit un bâtiment neuf dans le prolongement de l’ancien en créant un couloir d’alimentation central. Ils ont installé deux robots de traite et conservé (mais mis en sommeil pendant deux ans) l’installaton 2 x 5 Fullwood en traite par l’arrière existante datant de 2001. « L’idée était de pouvoir faire du lait en plus sans réinvestir lorsque mon frère Franck allait avoir l’opportunité de s’installer. Pendant deux ans nous avons tourné avec 125 vaches à la traite sur les deux robots pour une production de 1,5 million de litres de lait. En 2017, nous avons remis en route la salle de traite car nous avions gardé plus de génisses en prévision de l’installation de Franck en 2019. Nous sommes alors passés à 200 vaches à la traite pour une production laitière de 2 millions de litres », retrace Cédric Guillou.

Pouvoir faire du lait en plus sans réinvestir

Le lot en salle de traite accède au pâturage

La conduite du troupeau se fait en trois lots : un lot de primipares qui vont aux robots, un second lot composé de multipares et des débuts de lactation qui passent également aux robots. Le troisième lot qui va en salle de traite est logé sur aire paillée dans la partie qui correspond à l’ancien bâtiment. Ce sont les vaches pleines, les fins de lactation, les vaches qui boîtent et celles qui sont problématiques au robot. « Le lot en salle de traite a accès au pâturage, cela permet de reposer les pattes et d’évoluer sur l’aire paillée l’hiver qui est plus souple. Tout cela dans le but de faire vieillir au maximum les vaches. » Au total, ce sont entre 60 et 65 vaches qui passent quotidiennement en salle de traite et vont au pâturage. « Une bonne façon de diminuer le coût de la ration et de limiter les problèmes de reproduction », note Cédric Guillou. L’aire paillée a aussi l’intérêt de produire du fumier qui offre un intérêt agronomique pour les cultures et une alternative au lisier pour les épandages proches des habitations.

37 kg de lait/VL/jour de moyenne au robot

L’association des deux robots avec une salle de traite est un système qui fonctionne bien au Gaec Guillou. Aujourd’hui, tout le monde y trouve son compte : Cédric gère les robots, Didier qui a 60 ans et n’aime pas l’informatique s’occupe de la traite 2 heures le matin et 1,5 heure le soir avec l’aide de l’apprenti et Franck assure les travaux culturaux. « Cette façon de faire offre l’avantage d’avoir toujours des vaches productives et dynamiques aux robots et de les saturer avec 125 à 130 vaches sans avoir à les pousser et sans problème. Nous sortons en moyenne 37 kg de lait/VL/jour sur les deux lots en traite robotisée. » La jeune génération se projette sur l’avenir, lorsque Didier partira à la retraite, Cédric et Franck ne conserveront pas ce système avec une partie en traite manuelle si un nouvel associé ne vient pas les rejoindre.

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Entre 60 et 65 vaches passent 2 fois par jour en salle de traite.

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