La sole bretonne risque de changer

 - Illustration La sole bretonne risque de changer

Le paysage des cultures bretonnes va sans doute se modifier dès les prochaines campagnes de semis. « Quand l’ouest de la Bretagne est globalement content de ses rendements en maïs, l’est a dû compenser par des achats. Il y a une surenchère folle, la concurrence est même double avec les unités de méthanisation », observe Michel Le Friant. « La tendance de fond, avec un réchauffement climatique, est une certitude, le phénomène va s’intensifier, à nous de nous organiser ». Le responsable métiers du grain voit dans l’avenir des changements structurels, les surfaces en maïs ensilage risquent d’augmenter pour mieux couvrir les besoins en fourrage des animaux. « Quand les silos seront pleins, les éleveurs viseront d’autres débouchés : la méthanisation ou le grain ».

Plus de colza et de tournesol

La dernière collecte de colza s’est élevée à 200 000 t en Bretagne, un chiffre historiquement haut. Pour la campagne à venir, « il y a une progression significative des crucifères dans les rotations. Les surfaces en colza sont en hausse de 10 à 15 % », chiffre le responsable. Le tournesol, moins gourmand en eau, pourrait aussi voir sa sole augmenter, surtout dans les sols très séchants. La Bretagne accueille des zones très hétérogènes ; « en maïs grain et sans système d’irrigation, les rendements resteront très aléatoires ».


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