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Les Cuma s’équipent pour le désherbage mécanique du maïs

Houes rotatives, herses étrilles et bineuses font, de plus en plus, partie de l’arsenal des coopératives de matériel. Elles étaient à l’épreuve du terrain, la semaine dernière, à Plumergat.

Temps ensoleillé, sol meuble, les conditions étaient bonnes, le jeudi 9 juin, pour démontrer aux agriculteurs conventionnels que le désherbage mécanique du maïs peut être une solution pour réduire l’usage des produits phytosanitaires. Seul petit bémol : la date d’une démonstration à grande échelle est fixée à l’avance et ne correspond pas forcément à la date idéale d’intervention.

Dans la parcelle de Jean-Paul Evenas, à Plumergat, le passage des outils aurait pu être un peu plus précoce pour éviter un enracinement déjà profond des adventices. Quoi qu’il en soit, les agriculteurs présents ont pu se faire une idée des avantages et des limites des outils mis à l’épreuve : houes rotatives, herses étrilles et désherbineuses (utilisée comme bineuse).

Faux semis efficaces

Le propriétaire des lieux, également président de la Cuma locale, avait semé à deux dates différentes pour les besoins de la démonstration : les 4 et 24 mai, à une densité 10 % supérieure pour prévenir la perte éventuelle de pieds de maïs lors des passages d’outils. La profondeur de semis était également adaptée, à 4-5 centimètres dans le sol. Cette profondeur n’est pas un inconvénient en cas de semis relativement tardif, dans une terre déjà réchauffée.

La parcelle était emblavée en blé l’an dernier, suivie d’un couvert végétal cet hiver (mélange de phacélie, de moutarde et de radis) détruit au cover crop. Au mois d’avril, deux passages de vibroculteur ont été réalisés pour préparer la terre, avec entre les deux, un traitement chimique localisé pour détruire le chiendent à certains endroits. La partie semée le 4 mai a bénéficié de deux passages de houe rotative les 14 et 24 mai, avec une efficacité jugée satisfaisante. La partie semée le 24 mai n’a eu aucun désherbage avant la démonstration du 9 juin. Cette partie était relativement propre. L’agriculteur avait réalisé deux faux semis au vibroculteur au mois de mai, visiblement efficaces. Le 9 juin, le 1er passage de houe ou de herse (les 2 outils ont été essayés) était un peu tardif.

« Sans la démonstration, j’aurais désherbé quelques jours avant ». Le résultat aurait donné de bons résultats sur des adventices encore au stade filament. Les quelques plantules étaient déjà bien enracinées et difficiles à éliminer à la houe ou à la herse. Les coûts, donnés par les Cuma, sont de 18 à 20 €/ha, traction et main-d’œuvre comprise pour une utilisation annuelle d’une centaine d’hectares.

Bineuses sophistiquées

Dans la partie semée le 4 mai, ayant déjà bénéficié de 2 passages de houe, le binage avait pour but de nettoyer l’inter-rang. Opérations facilitées par les conditions météorologiques idéales depuis le semis. Les bineuses récentes, autoguidées, permettent de travailler à 2 centimètres des rangs, tout en diminuant le temps de travail (vitesse plus rapide). L’achat de ces outils, onéreux, doit être envisagé en Cuma, dans des régions d’élevage comme la Bretagne où les surfaces ne sont pas très importantes par exploitation. La Cuma de Locoal-Mendon économise 1/3 de produits phytosanitaires grâce à sa bineuse, selon l’un des chauffeurs, présent à Plumergat. Les coûts varient selon le matériel utilisé.

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