Un système herbager pour améliorer la qualité de vie et le revenu

10560.hr - Illustration Un système herbager pour améliorer la qualité de vie et le revenu
Nicole Lucas, l’une des 2 associés de l’EARL St Germain.

L’année 2021 se termine à Berné (56) sur la ferme de Nicole et Pierre-Dominique Lucas. Petit focus sur l’organisation du moment avec le troupeau laitier, le bilan de cette année de pâturage et échanges autour des perspectives 2022… Les 64 vaches laitières (et les 7 nourrices) sont allées pâturer pour la dernière fois le dimanche 6 décembre et sont depuis rentrées à l’intérieur jour et nuit. Au menu de la ration d’hiver pour le troupeau : 2 rounds enrubannés/j (fourrage assez riche composé de RGH/TV/luzerne), 600 kg de maïs grain humide qui apporte l’énergie et un round de foin (distribué après la traite pour favoriser la rumination). Une ration équilibrée qui permet de produire 17,8 L/VL (TB : 39,8 g/L et TP : 33,2 g/L). Vous avez dit « nourrices » ? Depuis fin 2016, les VL à leucocytes restent dans le troupeau. Ainsi, lorsque les laitières reviennent pour la traite, celles-ci rejoignent les veaux dans la stabulation afin qu’ils puissent téter. Et quand le troupeau laitier sort au pâturage, les veaux retournent en box ou en nurserie. Résultats : moins de diarrhées, une plus-value de 70 à 80 €/veau et une facilité de travail pour suivre cette pratique car les vaches restent dans le troupeau. Des vêlages groupés à 2 périodes-clés Les vêlages sont groupés sur février-mars-avril pour les 2/3 du troupeau, l’autre tiers vêle en automne (septembre-octobre). « L’objectif est de faire coïncider les pics de production laitière avec les périodes de pleine pousse de l’herbe (le prix du lait étant par ailleurs plus intéressant à ces périodes). En août en revanche, pas de vêlages au programme : le temps de travail est plutôt allégé pour pouvoir profiter des enfants », explique Nicole Lucas. Une année climatique favorable au pâturage « Cette année nous avons eu de la chance car l’automne a été assez clément. Plutôt froid, donc l’herbe…

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