De la bande mellifère aux cultures associées, les pratiques évoluent

schéma - Illustration De la bande mellifère aux cultures associées, les pratiques évoluent

Les ventes des substances actives ont baissé de 13 % sur la période 2018-2020 en comparaison à 2015-2017, rappelait l’Ada Bretagne, lors d’un de ses webinaires en octobre. Dans le même temps, on note une hausse de 78 % des produits de biocontrôle. « Si l’objectif de réduction de 50 % des produits phytosanitaires n’a pas été atteint dans le cadre du plan Écophyto 2008-2018, il a été reconduit avec une nouvelle échéance fixée à 2025 », précise Philippe Lannuzel, de la Chambre d’agriculture de Bretagne. Un délai qui permet aux agriculteurs d’adapter les pratiques sur les cultures à l’instar de Bruno d’Hautefeuille, qui cite les évolutions menées sur les 165 ha qu’il exploite à Evellys (56). « Après la récolte des pois de conserve en juillet par exemple, des semis de couverts (tournesol, sorho, niger) attirent les abeilles, viennent créer de la biomasse et couvrent les sols permettant de se passer de désherbant avant le semis de blé à l’automne. » Toujours dans le même objectif de couverture du sol, le colza est aussi implanté en association avec du trèfle d’Alexandrie. Cela permet de se passer d’insectide contre les altises à l’automne. Également associée à des variétés de colza plus précoces, une impasse d’insecticide est possible au printemps contre les méligèthes. « Des ruches et des bandes mellifères, dans le cadre de la charte d’aucy, ont pris place sur les parcelles de l’exploitation depuis 4 ans. Cela permet de montrer que les deux systèmes d’exploitation sont possibles », précise l’agriculteur….

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