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Du matériel adapté pour du fourrage de qualité en quantité

Pour obtenir du fourrage de qualité et préserver les rendements, il faut du matériel adapté de la fauche jusqu’à la récolte. Certains matériels ne conviennent pas pour les légumineuses par exemple.

« Le matériel de fauche, de fanage, d’andainage et de pressage peut causer des pertes en volume et en valeur lors de la récolte du fourrage », lance Christian Savary, conseiller machinisme à la Chambre d’agriculture de Normandie lors d’un atelier technique qui s’est déroulé le 2 septembre sur le salon Mécaélevage organisé par le réseau Cuma à Vergoncey (50). Tout démarre par la fauche : si c’est trop ras, la repousse de l’herbe sera plus lente. Des essais ont prouvé qu’avec deux coupes rases sur un an les pertes étaient de 1 t MS/ha et de 1 point de matière azotée. « Pour des graminées et des prairies multi-espèces, il faut faucher à 7 cm et à 10 cm sur de la luzerne. » De plus, en fauchant plus haut, l’air circule mieux sous le fourrage et le risque de ramener de la terre ou des pierres dans le fourrage est limité. Les légumineuses sont plus sujettes aux pertes lors de la fauche ; une conditionneuse à fléaux occasionnera entre 6 et 10 % de perte lorsqu’une faucheuse classique ou une conditionneuse à rouleaux affichera moins de 4 % de pertes.

Faner le plus tôt possible après la fauche

La fauche à plat est à privilégier pour un séchage rapide car l’exposition au soleil et au vent est maximale. Ensuite, il est recommandé de faner le plus tôt possible pour accélérer le séchage. Le fanage n’est pas indispensable si le volume fauché n’est pas important. « Il est primordial de bien régler sa faneuse, les dents doivent effleurer le sol sans gratter. Il faut adapter le régime de prise de force et la vitesse d’avancement selon la quantité de fourrage. Privilégier un régime modéré et un avancement rapide pour les légumineuses. L’angle de piquage doit être plus prononcé sur fourrage vert. » Concernant les légumineuses, le fanage doit se faire assez tôt après la fauche ou alors sur fourrage réhumidifié avec la rosée du matin. Les pertes de feuilles atteignent 20 % lors d’un fanage de luzerne au soleil. Pour l’andainage, ce sont les matériels équipés de tapis qui limitent le plus les pertes. « Sur de la luzerne sèche (enrubannage, foin) les pertes de folioles sont de 7 % avec un andaineur à rotor alors qu’elles sont de moins de 4 % avec un système à tapis. Il y a aussi moins d’incorporation de pierres et de terre avec des andaineurs à tapis et peignes. L’andaineur à soleil étant celui qui ramènera le plus de terre dans le fourrage », conclut Christian Savary.

La fauche à plat préserve la qualité
« Nous avons remplacé nos faucheuses par un combiné classique pour faucher à plat et préserver la qualité de nos fourrages », témoigne Stéphane Colin, adhérent de la Cuma de la Croix à Saint-James (50). Le débit de chantier est de 4,5 ha/h sans demander trop de puissance ce qui permet de limiter le coût par hectare. « Le fourrage est bien étalé et comme c’est le chauffeur de la Cuma qui fauche nous pouvons faner rapidement pour accélérer le séchage. Pour ceux qui ont des légumineuses, il y a moins de pertes de feuilles qu’avec notre ancienne conditionneuse. »  
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