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Quand les vaches respirent la santé

Dans un élevage, quand la santé des animaux se dégrade, ce sont les résultats zootechniques qui se détériorent et les charges qui augmentent. Et par ricochet la marge lait et au bout le revenu qui trinquent. Face à des difficultés – diarrhées ou problèmes pulmonaires dans la nurserie, boiteries dans l’étable ou mammites à la traite – récentes ou ancrées depuis longtemps, les vétérinaires et les conseillers rappellent souvent qu’il faut revenir aux « fondamentaux ». Des bovins bien nourris et bien abreuvés, proprement et confortablement logés, profitant de lumière et d’air renouvelé, jamais stressés… Du bon colostrum rapidement apporté après la naissance pour le veau. Une période sèche maîtrisée jusque dans le détail pour les laitières. Des groupes d’animaux bien observés, si possible quotidiennement. Il est finalement naturel de respecter les besoins simples mais primordiaux de la nature animale.

Mais le contexte économique compliqué, la tendance à un déficit de main-d’œuvre ou des habitudes et des repères chamboulés par des agrandissements de cheptels difficiles à digérer à court terme viennent parfois perturber l’équilibre de l’atelier, la rigueur attendue ou les bonnes pratiques qui portaient leurs fruits jusque-là.
Aujourd’hui, les maladies courantes d’élevage, à elles seules, représenteraient 8 000 € par an en termes de coûts de prise en charge et de pertes induites pour un troupeau moyen breton de 65 vaches. Chaque moment passé à se former, chaque nouvel effort quotidien, chaque information relevée pour analyse plus fine ensuite, chaque changement pour une stratégie plus adaptée est susceptible d’assurer un meilleur équilibre sanitaire sur l’exploitation. Et au final de payer. Il sera peut-être alors temps de trinquer à la santé de ses animaux.

Au sommaire de ce dossier :

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