Choisir sa technique de semis de couverts végétaux

claydon-semis-couvert - Illustration Choisir sa technique de semis de couverts végétaux

Les intérêts agronomiques des couverts végétaux ne sont plus à démontrer. Que ce soit pour structurer le sol, le couvrir ou même servir de répulsif aux ravageurs, la couverture des sols en période hivernale est de plus obligatoire, à l’exception des parcelles libérées après le 1er novembre. En pur ou en mélange, ce mélange n’est pas à prendre à la légère pour une croissance rapide des végétaux.

Combiné, déchaumeur ou semis direct

Trois principales méthodes d’implantation sont fréquemment utilisées. « La première, avec un combiné de semis permet de semer 1,5 ha par heure avec un ensemble de 3 m, pour un coût estimé de 20 €/ha. Les déchaumeurs à disques offrent une seconde solution, quand ils sont équipés de petits semoirs type Delimbe. Le coût hectare est un peu plus faible, à raison de 15 €. Enfin, les semis en direct sont possibles, avec des semoirs lourds pour une bonne capacité de pénétration, car les sols ne sont pas travaillés », rappelle Boris Moal, animateur à la fédération des Cuma du Finistère. Le montant de l’opération s’élève alors à 30 €/ha.

La gamme des semoirs Claydon représente cette dernière technique. Une dent vient fendre le sol sur une profondeur de 15 cm, puis le soc semeur scalpe le sol et dépose la graine dans une terre fraîche et propre. Un crossboard vient enfin refermer le sol.

Une multitude d’espèces

La gamme de semences proposées par les semenciers, très large, permet à chacun de trouver l’espèce appropriée à ses rotations et à l’objectif de structure de son sol. « Mieux vaut éviter les familles de crucifères avant implantation d’un maïs, car des toxines peuvent venir bloquer l’assimilation de phosphore. Un bon mélange peut être composé de phacélie, à hauteur de 40 %, pour son pouvoir couvrant et structurant, de radis chinois (25 %) qui grâce à son pivot ira plus en profondeur et de moutarde brune, à raison de 15 %. Cette dernière aura un effet d’alléopathie, et donc dissuasif pour les taupins », explique Jean-Luc Donnart, technico-commercial à la Clal Saint-Yvi.

Le reste du mélange sera complété par de l’avoine diploïde. Pour un couvert économique, le technicien préconise de mélanger « 30 à 40 kg d’avoine de printemps à 3,5 kg de phacélie. En résultera un couvert très bon marché, à hauteur de 20 € par ha, et qui plus est très facile à détruire » ; les deux espèces étant très sensibles au froid hivernal.


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