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Le confort de traite en 2 x 20 postes, simple équipement

Les associés du Gaec de Guervec, à Brec’h (56), traient, depuis 2 mois, dans une salle de traite TPA équipée d’alimentateurs, de compteurs et d’un système de pulsation simultanée.

« Nous cherchions un système simple, confortable et surtout évolutif ». Après quelques visites de salles et de robots de traite, les trois associés du Gaec du Guervec ont opté pour une salle de traite 2 x 20 postes, simple équipement, jugée plus souple pour accompagner une éventuelle augmentation du volume de production. Le troupeau de 80 vaches devrait prochainement s’agrandir. Avec le nouvel équipement, 120 vaches seront traites en une heure. Les vaches sont identifiées à l’entrée. Les données propres à chaque animal – quantité de lait, conductivité (détection des mammites) – sont transmises à l’ordinateur.

Le concentré distribué en salle de traite

« Nous avons choisi d’installer des alimentateurs automatiques car nous n’avons pas de Dac (distributeur automatique d’aliment) dans l’étable. Nous donnions le concentré manuellement, à la table d’alimentation, sur le maïs ». La ration, équilibrée à 31 kg de lait, distribuée au cornadis (bol mélangeur), est composée de maïs ensilage et de 3 kg de matière sèche de luzerne enrubannée, toute l’année.

De gauche à droite Daniel Bellego, Michel Gourin, Isabelle et Julien Bellego recevront les visiteurs lors d'une porte ouverte le 23 juin prochain de 10 h à 17 h. À leur droite, Michel Gourin, Traite Système, installateur du matériel de traite.
De gauche à droite Daniel Bellego, Michel Gourin, Isabelle et Julien Bellego recevront les visiteurs lors d’une porte ouverte le 23 juin prochain de 10 h à 17 h. À leur droite, Michel Gourin, Traite Système, installateur du matériel de traite.

Seule la part de maïs diminue un peu à la mise à l’herbe ; la surface accessible aux laitières est limitée à 11 hectares. Le concentré azoté est toujours distribué manuellement. Seul le concentré de production est donné en salle de traite, en fonction de la production individuelle des vaches. « Elles reçoivent automatiquement 100 g d’aliment pour les attirer. Le reste est distribué dès la pose des gobelets trayeurs, selon leur production journalière, évaluée par les compteurs à lait, reliés à un logiciel de gestion technique ». L’évolution de la complémentation est donc journalière, au plus près des besoins des animaux. L’alimentation en salle de traite facilite l’entrée des vaches. Pas besoin de chien électrique dans une aire d’attente qui peut parquer 150 laitières.

À la fin de la traite, des vérins pneumatiques soulèvent la stalle et les auges pour libérer les vaches. Elles se rabaissent pour accueillir les suivantes. Les alimentateurs fixes, au-dessus des auges, sont remplis par une vis reliée au silo extérieur. Des descentes (tuyaux souples) permettent de verser l’aliment dans l’auge.

Pulsation simultanée

Le système de traite est en pulsation simultanée (les 4 gobelets tirent simultanément le lait et passent ensuite à la phase repos tous ensemble). « C’est celle qui reproduit le mieux la tétée du veau », explique Michel Gourin, installateur de l’équipement Dairymaster. « Elle permet un repos complet des 4 trayons pendant la phase de vide et un gain de temps de traite de 10 % ». Les griffes sont légères. Le nombre de cellules a diminué si l’on compare aux mêmes mois de l’an dernier, selon les associés qui restent prudents, compte tenu du manque de recul. L’équipement revient à 180 000 €. Une nurserie et une aire paillée dédiée aux taries ont également été construites à proximité de la salle de traite. L’ensemble revient à 340 000 €.

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