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Le porc est une marmite à grippes

Les mutations et les réassortiments entre différentes souches du virus de la grippe peuvent avoir des conséquences en termes de virulence et de transmission à l’homme.

Plus de 50 % des élevages français sont touchés par la grippe. Elle a un impact économique, surtout si elle est associée à une autre pathologie (voir ci-dessous). Plusieurs souches de virus circulent en Europe et à l’intérieur d’un même élevage. En mutant ou en se re-combinant entre eux, ces virus influenzas porcins représentent aussi un risque pour les personnes. La grippe dite classique est bien connue. Elle sévit sous forme épisodique et affecte différentes classes d’âge dans l’élevage.

La grippe récurrente est plus sournoise. Elle persiste à l’échelle de l’élevage, se répétant sur chaque bande, ou presque, dans une gamme d’âge déterminée. « Elle représente 40 % des cas d’infection en France », précise Gaëlle Simon, vétérinaire à l’Anses, intervenante à une journée sur la grippe, organisée par IDT Biologika et le zoopôle de Ploufragan. « Il n’y a pas de relation significative entre ces deux types de grippe et l’intensité des symptômes ni du sous-type viral ». Ces sous-types de virus sont de plus en plus nombreux, émergeant par mutations ou par réassortiment génétique lors de co-infections par virus de lignages différents.

Impact économique de la grippe et des co-infectants

« Ils peuvent avoir des conséquences en termes de virulence, de transmission intra-espèces mais aussi inter-espèces. Les outils de diagnostics doivent être réadaptés tout comme les outils de prophylaxie médicale ». Si la transmission entre l’homme et le porc est possible, « il n’y a pas de virus hautement pathogène chez le porc, contrairement à la volaille, H5N1, par exemple, qui ont un spectre plus large que respiratoire ». Les porcs peuvent aussi être affectés par la grippe humaine, transmise par un éleveur malade.

H1N2 en Bretagne

Les virus enzootiques, bien adaptés au porc sont H1N1, H3N2 ET H1N2, sachant qu’il y a, au sein de chacun de ces sous-types, de nombreux lignages différents. « Les virus sporadiques, réassortants des virus précités ou d’origine aviaire (H5N1, H4N6….), détectés de manière ponctuelle, ont sans doute une capacité restreinte à se multiplier chez le porc mais le risque de transmission inter-espèces existe. Il faut toujours se rappeler qu’un virus sporadique peut devenir enzootique ». À chaque région ses souches virales.

« Des spécificités régionales à l’échelle de l’Europe et de certains pays, dont la France, existent ». En France, le H1N1 tient le haut du pavé (68 % des cas) et le H1N2 représente 25 % des cas. Ce dernier est seulement présent dans l’Ouest et notamment en Bretagne. Les autres sont des réassortants. Le H3N2 est présent dans le Nord-Est. « La compétition entre souches est indéniable. Le virus H1N1 pdm (pandémique) n’existe que dans les régions françaises de faible densité porcine ». Pour s’en prémunir, les règles de biosécurité et la vaccination restent les meilleures armes.

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Un commentaire

  1. Mon Dieu… On est prêt à faire face aux pollutions aux nitrate des eaux, des sols, aux maladies et à tuer par millions des cochons pour…. l’amour du bacon. #Humanité

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