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Porc : 4 cts/kg de carcasse économisés en améliorant l’indice

La remise à niveau de l’un des sites d’engraissement et la génétique ont permis à Gilles Plouzennec, de Gouézec (29), de diminuer l’indice de consommation sur son élevage de 760 truies.
Gilles Plouzennec
Gilles Plouzennec

Gilles Plouzennec élève la moitié de ses charcutiers sur son site de naissage. 20 % sont élevés sur un second site en propre et 30 % sont en façonnage. En 2013, la productivité (25,8 porcs produits par truie, par an) est jugée satisfaisante mais l’indice global est perfectible (2,92), notamment sur le second site, en propre (3,16). « L’ambiance dans les salles, sur ce second site, était le facteur limitant. Les notes moyennes de pneumonie étaient de 0,87 pour les porcs élevés sur le site principal et de 4,23 sur le second engraissement », indique l’éleveur, intervenant au forum technique de Triskalia.

Tous les porcelets sont pourtant vaccinés contre le mycoplasme, la Map et le SDRP. « J’ai donc investi 94 000 € pour 1 250 places dans l’isolation et la ventilation du bâtiment ». Une première étape car la distribution d’aliment donne également des signes de faiblesse. Le contrôle de la machine à soupe révèle 7 % d’imprécision. Après le changement des vannes, l’imprécision descend à 4 %. Toujours trop pour l’éleveur qui découvre et solutionne un problème de paramétrage du tarage de la bascule. Résultat des opérations : un gain de 50 g de GMQ et une baisse de l’indice de 0,2 entre 2013 et 2015 sur les 20 % de porcs élevés sur le second site.

Choix des verrats

Le site principal et l’engraissement en façonnage ont également progressé, en parallèle, grâce à l’ajustement de l’alimentation (évolution de la formulation ; augmentation de l’énergie en finition, entretien des buses d’injection d’huile pour une meilleure répartition) et au progrès génétique permis par les verrats (prélèvement de la semence à la ferme). Témoins de cet effort de sélection, les deux nouveaux verrats, entrés récemment, ont un indice de 2,20.

Au final, l’indice global de l’ensemble de l’élevage est passé de 2,92 en 2013 à 2,80 en 2015. 272 tonnes d’aliment ont été économisées sur la période, soit 65 000 €, ou 3,9 centimes par kg de carcasse. « Le site rénové est en progression, l’indice 2015 a été pénalisé par de la rhinite suite à la dé-médicalisation. Une vaccination a été mise en place pour résoudre le problème. Il reste des marges de progrès. Avec des résultats techniques proches des deux autres sites d’engraissement, le gain potentiel est de 2 centimes par kilo (ramené à l’ensemble des porcs de l’élevage ».

L’éleveur effectue un travail continu mais prudent sur les dépenses de santé (- 1 €/100 kg/an en 2015) et sur les dépenses nutritionnelles en utilisant des produits moins sophistiqués et moins onéreux. L’éleveur s’est engagé dans la démarche Bleu-Blanc-Coeur (BBC) pour mieux valoriser sa production. 40 % du volume est concerné. 20 cts de plus-value en BBC « La plus-value est supérieure à 20 cts. Depuis 2016, j’ai repris la vente directe. J’avais déjà fait une tentative, il y a quelques années avec des produits standards mais j’avais abandonné. Pour réussir, il faut le faire avec des produits différenciés, ce qui est le cas avec le BBC ». Les grandes surfaces sont plus réceptives.

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