Progresser sur l’élevage des génisses

La performance du troupeau laitier se construit dès la nurserie. La Chambre d’agriculture organise deux rencontres techniques sur la réussite de l’élevage des génisses. Objectif : de bonnes croissances à coûts maîtrisés pour un premier vêlage précoce. 

Des génisses de race Prim'Holstein au pâturage dans une prairie en hiver - Illustration Progresser sur l’élevage des génisses
Le pâturage des génisses peut valoriser la pousse d'herbe des hivers doux. | © Guylaine Trou - Chambre d'agriculture de Bretagne

« On le sait, une conduite efficace des génisses, avec des croissances soutenues, a un impact sur les performances des futures laitières. Réduire l’âge au premier vêlage et limiter son effectif de génisses au besoin réel de renouvellement sont aussi synonymes de maîtrise des charges et d’amélioration de l’empreinte carbone de l’atelier », explique Guylaine Trou, de la Chambre d’agriculture de Bretagne. À ce propos, les mardis 3 et 17 mars, deux rencontres techniques dédiées (voir encadré) sont proposées. Pâturage et vêlage 24 mois sont compatibles Les spécialistes insisteront sur la phase 0-6 mois « qui a un lien direct avec les performances de croissance, l’âge au premier vêlage, le développement du système mammaire, la production… » Apports de colostrum, lait, eau, fourrages ou concentrés, il y a encore aujourd’hui des marges de progrès en élevage, estiment-ils. Seront présentés des essais en cours ou passés sur le lait (une ou deux distributions par jour, modulation des quantités en fonction du poids de naissance…) et les rations (ensilage de maïs ou ration sèche ; complémentation en orge, maïs grain ou féverole crue, toastée ou extrudée…). Des réponses en système bio seront aussi abordées comme « des concentrés équilibrés intégrant des protéines pas trop coûteuses » (luzerne déshydratée, graine de féverole aplatie) pour pouvoir également obtenir des premiers vêlages précoces. Le vêlage à 24 mois est favorable à la longévité L’objectif demeure bien de réduire le temps d’élevage. « Les analyses de données ont montré que le vêlage à 24 mois est favorable à la longévité des animaux », rappelle Guylaine Trou. Surtout, alors que la tendance est « à arrêter ou réduire le pâturage des génisses avec une hausse des charges non négligeable en alimentation, en bâtiment, en matériel… », les conseillers montrent qu’il est possible de concilier ce vêlage précoce…

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