CoopérativesEnergies et environnement

Apiculteurs et agriculteur, éleveurs ensemble !

Plusieurs partenariats apiculteurs-agriculteurs existaient déjà dans les 2 coopératives de base à Eureden depuis plusieurs années. Cette synergie répond bien aux objectifs de la démarche Cultivons Autrement menée par la coopérative depuis 2020. Focus sur 2 binômes gagnants.

Quel est l’intérêt de ce partenariat pour vous ?

Denis, apiculteur : D’abord de pouvoir nourrir les abeilles auprès de cultures de proximité en bio ou conventionnel raisonné. Ensuite, d’avoir un lien avec le lycée pour des formations sur l’apiculture (soit pour les lycéens, soit pour l’association O.APIG.G)
Alexandre, agriculteur : D’avoir une plus grande fécondation des cultures, notamment en colza et sarrasin. Ensuite, c’est un bon indicateur de biodiversité, de plus en plus recherché au niveau de l’école. Et enfin, c’est très pédagogique pour nos élèves, du concret en action !
Jocelyne, apicultrice : Pour les abeilles, de bénéficier d’un endroit favorable avec des haies préservées et beaucoup de châtaigniers, des prairies avec trèfle, une flore autour de la rivière car mes abeilles ont besoin d’eau : 0,5 L/jour pour une seule ruche !
Daniel, agriculteur : De se rassurer d’abord sur notre métier d’agriculteur compatible avec la biodiversité ; nous avons déjà chez nous bon nombre d’oiseaux (hirondelles notamment), les abeilles ont tout naturellement trouvé leur place .
Ensuite d’en retirer un bénéfice pour nos fruitiers, potager… c’est une chaîne en équilibre, la disparition d’un maillon pouvant faire perdre beaucoup à d’autres maillons .

10726.hr
Denis Dauce (apiculteur) et Alexandre Leblay (responsable de la ferme
du Lycée agricole) autour d’une des 5 ruches mises en place à la ferme pédagogique du Lycée Les Vergers à Dol-de-Bretagne (35).

Quel message pourriez-vous adresser à vos collègues apiculteurs/agriculteurs ?

Denis : Il faut absolument communiquer entre apiculteurs et agriculteurs, ne pas partir en guerre. Nous avons besoin des agriculteurs et de leurs cultures pour assurer la nourriture des abeilles.
Alexandre : Les traitements phytosanitaires doivent être systématiquement effectués le soir après la rentrée des abeilles. Privilégier des mélanges et semis précoces en colza pour une floraison optimale. Choisir des couverts d’automne les plus mellifères possibles : tournesol, trèfle incarnat, phacélie, etc. Il y a possibilité de semer des jachères fleuries en abord de la ferme si aide financière.
Jocelyne : Ne pas hésiter à communiquer et à travailler avec les agriculteurs sans a priori. Éviter les discussions jusqu’au-boutistes, chacun est capable d’entendre l’autre avec ses contraintes, il suffit de se parler.
Daniel : J’ai appris qu’il fallait mieux éviter de traiter tôt à la rosée du matin, car la première chose que font les abeilles en sortant de la ruche, c’est d’aller boire . Nous sommes tous les 2 des éleveurs, il n’y a pas d’incompatibilité à vivre côte à côte, je dirai même que nous sommes complémentaires. Ensuite, c’est valorisant au niveau de l’image notamment chez nous qui avons une partie en agrotourisme.

Jean-François Bobon

Le partenariat avec l’ADA Bretagne : 12 sites concernés
Ce partenariat, apiculteur- agriculteur, s’est fait avec l’appui de l’ADA (Association de développement de l’apiculture) Bretagne (représenté par Tiphaine Daudin et Philippe Lannuzel). Avec eux, Eureden a mis en place des balances connectées (qui permettent la pesée de la ruche en temps réel et en connexion via une application web) avec des apiculteurs qui ont installé des ruches chez des adhérents ou sur des sites Eureden. Cette action sur la biodiversité fait partie intégrante de la démarche #CultivonsAutrement mise en place par la coopérative depuis le début d’année 2020. Si vous êtes intéressé par un partenariat, n’hésitez pas à le remonter auprès de votre technicien, de votre bassin de proximité ou bien directement par mail à contact@moneureden.com.
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