Évaluer la pression des larves de grosses altises

10397.hr - Illustration Évaluer la pression des larves de grosses altises
Le test Berlèse est facile à mettre en œuvre. Il permet d’estimer la pression des larves de grosse altise dans la parcelle.

Parmi les ravageurs du colza, les larves de grosses altises sont bien connues des agriculteurs. Afin d’éviter une perte de rendement, il est important de savoir évaluer leur pression dès l’entrée hiver. Une intervention insecticide pourra alors être effectuée en cas de nécessité. « Pour lutter contre les larves de grosse altise, le seuil historique de traitement était de 2 à 3 larves par plante », introduit Céline Robert, chargée d’études sur les ravageurs chez Terres Inovia. Pourtant, la nuisibilité des larves est très variable selon le développement du colza. Pour évaluer le risque, il est donc capital d’estimer la robustesse de la culture. Pour cela, plusieurs indicateurs existent. Premièrement, la biomasse avec un poids idéal de 25 g/plante à la mi-octobre et 50 g/plante début décembre. Ensuite, un pivot, non coudé, d’au moins 15 cm en entrée hiver. Enfin, l’absence d’un rougissement, caractéristique d’un manque d’azote. « Avoir un gros colza en entrée hiver ne suffit pas », précise Gilles Sauzet, ingénieur étude et développement chez Terres Inovia. « Il faut aussi qu’il ait une croissance continue et une bonne reprise au printemps ». Compter le nombre de larves Afin d’évaluer le nombre de larves par plante, il est possible d’utiliser un test Berlèse. Ce dernier doit idéalement être réalisé en novembre, voire en décembre en cas de conditions météo douces. « Il est important de prélever une trentaine de plantes représentatives de l’aspect général de la parcelle », souligne Céline Robert. Ainsi, en croisant ces informations, la décision d’une intervention peut être prise. En l’absence de risque agronomique, l’agriculteur peut intervenir dès 5 larves de grosses altises par plante en entrée hiver. En présence d’un risque agronomique, le seuil passe à 3 larves par plante.  La lutte insecticide est à effectuer en fonction de la présence de résistance aux pyréthrinoïdes sur le territoire. En Bretagne, au moins un cas…

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