Élevage

Une nurserie « grand volume » performante

Un grand volume d’air sans courant d’air grâce aux filets brise-vent permet une conduite sanitaire optimisée dans cette nurserie dont l’utilisation est modulable. La conduite en lots et le confort de travail contribuent à la performance.

Créée il y a une dizaine d’années, la nurserie de la station expérimentale Inrae de Méjusseaume au Rheu (35) permet d’accueillir annuellement, dans d’excellentes conditions, 70 à 80 veaux femelles nés de septembre à janvier sur l’exploitation. Le grand volume et les filets brise-vent contribuent à la performance sanitaire des lots. « Nous vaccinons les animaux (RS, BVD) et très peu de traitements sont réalisés », précise Gaël Boullet, responsable de l’équipe vaches laitières de la station.

Des brise-vent sur trois côtés

Les filets Celloplast, installés sur toute la hauteur de 3 côtés, peuvent s’ouvrir ou se fermer selon les conditions climatiques. « La température intérieure est équivalente à la température extérieure sans courants d’air. Les veaux en bonne santé ne craignent pas le froid mais doivent être à l’abri du vent », souligne Jacques Lassalas de l’Inrae qui a conçu le bâtiment en lien avec l’équipe du site expérimental. « Au départ, les “animaliers” préféraient ajouter des bottes de paille pour contrer les vents dominants en hiver. Après 4 ans, nous avons arrêté et les performances sont maintenues. Les filets brise-vent sont efficaces. »

Bien qu’il n’y ait pas de veaux en été (ce qui permet en outre un nettoyage, un vide sanitaire et une désinfection annuels), des coups de chaleur peuvent survenir au printemps ou en automne, mais ils sont également bien gérés grâce à la bonne ventilation. « Je pense que l’isolation des nurseries n’est pas nécessaire. Auparavant, nous avions une nurserie basse isolée mais mal ventilée qui entraînait des problèmes sanitaires. Dans ce bâtiment, le faîtage est fermé et l’aération se fait par les côtés », ajoute Jacques Lassalas.

Bois local

Quelques translucides en toiture apportent de la clarté. Du bois local a été utilisé pour la construction. Et les aménagements métalliques (bac inox, structure de la mezzanine) ont été réalisés en autoconstruction par un technicien en charge des aménagements et de l’entretien du parc matériel de la station. « L’autre intérêt de ce type de bâtiment est sa modularité pour une utilisation différente, du stockage par exemple. »
Les conditions de travail ont été privilégiées lors de la conception du bâtiment. Deux aires paillées avec pour chacune un couloir d’alimentation sont situées de part et d’autre du couloir central, où se trouvent le Dal et le matériel de pesée. Sur ces aires de 87 m2 chacune, chaque animal dispose de 3 m2 minimum. « Du fait des vêlages groupés, les génisses sont conduites en lots homogènes dans des cases modulables. Des petits cornadis facilitent les interventions. »

La paille et le foin stockés en hauteur

Pour faciliter le paillage, une mezzanine a été placée au-dessus du couloir central. « Montée au télescopique, la paille y est stockée pour 15 jours. Le paillage se fait facilement ensuite, sans poussière. Du foin est aussi placé juste au-dessus des râteliers. » Dès 14 jours d’âge, les petites femelles reçoivent une ration complète en plus du lait. « Cet outil et cette stratégie de conduite sont compatibles avec un objectif de vêlage à 24 mois », précise le chercheur.

Semence sexée et croisement viande
Le troupeau de vaches laitières de la station de Méjusseaume au Rheu totalise 180 Prim’Holstein avec des vêlages groupés de septembre à janvier. 70 à 80 femelles de race pure (dont 80 % sont issues de semences sexées) sont élevées dans la nurserie après 10 jours en niche individuelle. Les autres veaux sont des croisés (Blanc bleu, Inra 95 ou Limousin), élevés en niche individuelle avant la vente.
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