ÉlevageIlle-et-Vilaine

Viande bovine : ils vendent plus de 80% des femelles en direct

Environ 1 000 colis de viande de Limousine sont commercialisés tous les ans par l’EARL du Bois-Basset. Un moyen pour les producteurs de fidéliser une forte part de leur clientèle.

Sur l’EARL du Bois-Basset à Saint-Onen-la-Chapelle (35), la vente directe de viande bovine issue du troupeau limousin est développée depuis 2004. Anne-France et Patrick de Dieuleveult ont commencé par commercialiser treize femelles par an, pour passer à près de 30 aujourd’hui. En 2016, le poids de carcasse des femelles vendues en direct (431 kg) était supérieur au circuit long (408 kg), et le prix de vente moyen était de 5,12 €/kg (une fois les frais de découpe et conditionnement déduits), contre 3,82 €/kg en conventionnel. En 2006, les éleveurs ont décidé d’ajouter des veaux élevés sous la mère (rosés) à leur offre : quinze ont été vendus l’an passé.

Cinq séries d’abattage par an

Cette activité s’est créée sans investissement. « Pour mieux gérer le travail, nous groupons les abattages et les ventes à 5 moments de l’année : en septembre, décembre, février, avril et juin. 5 à 6 vaches et 2 à 3 veaux sont tués selon les commandes qui débutent un mois à l’avance », a expliqué l’éleveur lors d’une porte ouverte organisée sur l’exploitation par le syndicat Limousin 35, en février.

Pour un week-end à chaque fois, le producteur loue un camion de 3,5 t avec chambre froide et les clients locaux viennent chercher leur viande sur l’exploitation. « Des livraisons sont aussi réalisées sur la Bretagne principalement, mais aussi à Paris, Alençon, Lyon… Cela représente environ 200 colis au total à chaque abattage », explique Anne-France de Dieuleveult, qui propose aussi une chambre d’hôtes sur le domaine.

Six formules de colis

En viande rouge, les éleveurs élaborent des colis de 12 kg, avec différentes formules : le colis « cuisine » avec des morceaux à cuisson rapide et à cuisson longue, le colis « famille » avec des steaks hachés en plus, le colis « haché-saucisses » sur lequel s’ajoute des saucisses pur bœuf, et le colis « grillades » contenant des pièces à cuisson rapide, des saucisses, des merguez, des brochettes et du haché. Sur ces différentes formules, les prix vont croissant, passant de 11,50 à 13 € TTC/kg. « Nous avons aussi mis en place un colis découverte de 6 kg à 12 €/kg. Et les colis en veau font 7 kg, à 14,50 €/kg. »

91 vêlages ont eu lieu sur l’élevage en 2016, groupés sur deux périodes (d’août à octobre et de février à avril). La moitié des génisses sont gardées chaque année pour le renouvellement, l’autre moitié part en vente directe. « Les mâles sont commercialisés en broutards vers l’âge de 9 – 8 mois. Auparavant, je les vendais à 12 mois à 1 200 € environ. J’avais arrêté du fait de prix plus élevés en blé et broutards, mais je me repose la question de ce créneau de vente », livre l’éleveur.

Cinq bâtiments et 73 ha de SAU
La SAU de 73 ha compte 50,5 ha d’herbe, 11 ha de maïs et 11,5 ha de blé. Sur les 44,5 ha de prairies temporaires, l’éleveur implante 11 ha en RGI sur un an, arrivant dans la rotation après le maïs et le blé. Récolté en ensilage, il permet d’augmenter les stocks d’herbe. En hiver, l’objectif de ration est de 2/3 d’herbe et d’1/3 de maïs sur les vaches. En finition, elles reçoivent du maïs, de l’herbe, du blé, du correcteur azoté et du lin. Reprise en 1994 par Patrick de Dieuleveult après son père, l’exploitation totalise aujourd’hui 5 bâtiments : 2 bâtiments d’engraissement, 2 stabulations et 1 bâtiment récent en libre-service datant de 2003.

Pour en savoir plus : www.leboisbasset.com

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