Dès sa création, l’Observatoire est parti d’un constat : souvent impliquées dans des problèmes de santé et de performances, les mycotoxines restent difficiles à interpréter. Les analyses ponctuelles ne permettaient pas d’obtenir une vision globale. L’enjeu a donc été de structurer une approche lisible, capable de comprendre leur présence et leurs impacts, du champ jusqu’à l’élevage.
Une connaissance du risque qui s’affine
En quelques années, l’Observatoire s’est étoffé. D’une approche centrée sur quelques toxines majeures, il couvre aujourd’hui un spectre large de contaminants, avec une cartographie annuelle des situations rencontrées. Cette évolution apporte des éléments concrets aux éleveurs et techniciens, notamment sur des molécules comme le nivalenol (NIV), dont la toxicité peut être supérieure à celle du DON. Les suivis se sont élargis au territoire pour mieux représenter la diversité des situations en élevage.
Capinov, engagé dans la fiabilité des analyses
Dans cette dynamique, le laboratoire Capinov s’investit pleinement. Son rôle est essentiel pour la fiabilité des analyses et la diversité des molécules recherchées : aujourd’hui, plus de 57 mycotoxines et alcaloïdes sont identifiés. Capinov applique des protocoles rigoureux afin de garantir des données robustes permettant l’évaluation objective des risques par territoire. Ces travaux contribuent à identifier les facteurs favorisant leur apparition au champ et leurs impacts en élevage.
Myco’Risk : de la donnée à la décision
L’Observatoire mise sur des outils utilisables sur le terrain, comme Myco’Risk. Cet outil en ligne gratuit permet d’évaluer le niveau de risque d’un élevage à partir de résultats d’analyses ou d’hypothèses. Il aide les conseillers à adapter les pratiques en fonction de l’exposition réelle des troupeaux, facilitant la lecture des données techniques.
Une structuration collective
Aujourd’hui, l’Observatoire accompagne sa croissance. Réunissant conseillers, laboratoires et acteurs de la nutrition animale, il fédère 33 adhérents. Cette dynamique s’accompagne de la création d’une association pour renforcer son indépendance et poursuivre la production de références utiles à l’ensemble de la filière.
Alexis Commereuc / Capinov

